HÉBERT André Pierre

Catégorie: Portraits
Année : 1702

 

*PC.767

Âge du modèle : 65 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement [commande ?] inscrit aux livres de comptes en 1702 pour 400 livres (ms. 624, f° 20 v° : « M[onsieu]r Hébert ») ; Paiement [solde ?] réinscrit aux livres de comptes en 1707 pour 300 livres (ms. 624, f° 26 v° : « M[onsieu]r Hébert, m[aîtr]e des req[uet]es, demie figure avec une main. attitude répétée »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 94, 133, 134, 135, 136 ; Perreau, 2013, cat. *PC.767, p. 172 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.1030, p. 344 [portrait discocié de celui de 1702].

Copies et travaux :

  • 1707 : « Une [copie] de M[onsieu]r Hébert, m[aîtr]e des requestes » pour 75 livres (ms. 624, f°27).
  • 1707 : Monmorency touche 3 livres pour « un dessein du portrait en buste de m[onsieu]r Ebert » (ms. 625, f° 22 v°).
  • 1707 : Bailleul touche 40 livres pour avoir « habillé m[onsieu]r Ebert, toille de 50 s[ols] » (ms. 625, f° 23).

Descriptif :

C'est probablement dès 1702 que le portrait à mi-corps d'André-Pierre Hébert (1637-1707), fut commandé à Rigaud. Pour des raisons que nous ignorons, l'œuvre, qui devait sans doute représenter le parlementraire assis dans un fauteuil, ne semble avoir été achevée et soldée qu'en 1707, année de la mort du modèle qui s'éteignit à Paris le 22 mars [voir chez Louis Richard, notaire au Châtelet, son inventaire après décès (XXVI, 229) et le partage de sa succession, le 18 octobre 1707 (XXVI, 232)]. Diminué de 100 livres, peut-être à cause d'un format plus réduit à la demie-figure et avec une seule main. Le prix initial de 400 livres fut ramené à 300 et l'on procéda à la production de diverses copies. Le montant payé à Monmorency en 1707 pour son dessin correspondait également à une réduction en buste. On a longtemps identifié le portrait d'André Pierre Hébert dans une très belle composition conservée au musée d'El Paso, montrant un parlementaire assis dans un fauteuil. Mais, en l'absence d'éléments concrets à apporter au crédit de cette interprétation, on se gardera bien de conclure.  

Fils du conseiller au parlement de Paris Guillaume Hébert et de Claudine de Linange, André-Pierre Hébert avait suivi les pas de son père au même poste dès 1659, avant de devenir maître des requêtes en 1675. Il conserva sa charge jusqu’à sa mort. Marié en première noces, le 3 février 1664 devant Le Semelier et Séjournant, notaires à Paris, avec Catherine Ladvocat (morte le 30 janvier 1672), fille de Nicolas, conseiller secrétaire du roi et de Marguerite Rouillé. Cette première madame Hébert se trouvait être la belle sœur du marquis de Vins et celle du marquis de Pomponne, dont la fille sollicitera Rigaud en cette même année 1702. Hébert n'en eut qu'une fille, Anne Françoise Hébert (1670-1757), émancipée d'âge le 4 mars 1690 (Archives du Châtelet, AN Y4018a). On sait qu'à cette date notre modèle demeurait rue Beautreillis, derrière l’église Saint Paul à Paris. Anne Françoise Hébert, légataire universelle de son oncle François Ladvocat (mort le 26 février 1700) convolera en justes noces, le 4 janvier 1697, avec Armand Roland Bignon (1666-1724), seigneur de Blanzy, fils du célèbre garde de la bibliothèque du Roy qui sollicita tant de fois Rigaud, notamment en 1707.

Seigneur de Villiers, André Pierre Hébert hérita d'une terre sise entre Paris et Versailles, Le Buc, que son père lui céda à l'occasion de son second mariage, le 23 avril 1682, avec Anne Françoise Legendre de Lormoy, également peinte par Rigaud en cette année 1702. Le 11 août 1685, Hébert rachetait l'ensemble des bois du lieu et vendit au duc de La Feuillade, par contrat passé devant maître Gallois, notaire à Paris, 78 harpens de taillis qui échurent ensuite à Louis XIV pour son parc de Versailles (Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Paris, 1757, Volume 8, p. 443, 444). Leur fils, Pierre-Paul Hébert du Buc s'unira le 14 mai 1712, à Geneviève Catherine Françoise Lallemant de Lévignen, fille de Charles-Louis Lallemant et de Catherine Troisdames, autre modèle de Rigaud (Mercure français, juin 1712, p. 265). 

 

Signature d'André Pierre Hébert. Paris, AN AN Y4018a

Signature d'André Pierre Hébert sur l'acte d'émancipation de sa fille, Agnès Françoise, le 14 mars 1690
Paris, archives nationales, Y4018a © photo familles parisiennes

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan