BOUILLON Emmanuel-Théodose de La Tour d’Auvergne, duc d’Albret et de

Catégorie: Portraits
Année : 1703

 

*P.809

Âge du modèle : 35 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1703 pour 500 livres (ms. 624, f° 21 : « M[onsieu]r le duc d’Albret [rajout :] hab[illement] répété »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 184 ; Thiéry, 1784, p. 371 ; Roman, 1919, p. 102, 117, 119, 125, 126, 128, 142 ; Colomer, 1973, p. 141 ; James-Sarazin, 2009/1, p. 109, 132 ; Perreau, 2013, cat. *P.809, p. 179 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.845, p. 26-287 (2003/2, cat. I, n°697).

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 141 ; L. 112. Localisation actuelle inconnue (legs Rigaud au couvent des Jacobins de la rue Saint-Dominique [inventaire après décès de Rigaud, n° 265, fo 38.]).
  • 2. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 79 ; L. 63. Collection particulière (vente Londres, Bonhams, 24 octobre 2012, lot 52 [=~R]).
  • 3. Gravé par Laurent. Cars (« buste dont il n’y a que la tête d’achevée à cause de la savante beauté des cheveux » [Hulst]).
  • 4. Huile sur toile, mise à l'ovale, d'après Rigaud (atelier). Paris, Galerie FC*.

Copies et travaux :

  • 1705 : « Une [copie] de M[onsieu]r le duc d’Albret » pour 200 livres (ms. 624, f°24).
  • 1705 : « Trois en buste du même » pour 225 livres (ms. 624, f°24).
  • 1705 : Bailleul touche 40 livres pour avoir peint « l’habit de m[onsieu]r le duc d’albret », 40 autres pour « Une copie du même en grand » et 9 livres pour « Une tête du même » (ms. 625, f° 19).
  • 1706 : « Une de M[onsieu]r le duc d’Albret p[ou]r M[onsieu]r l’abbé d’Anfreville » pour 75 livres (ms. 624, f°23 v°).
  • 1706 : Bailleul reçoit 40 livres pour « deux bustes du duc d’Albret » (ms. 625, f°20).
  • 1706 : Delaunay reçoit 28 livres pour « deux bustes de M[onsieu]r le duc d’Albret » (ms. 625, f°21).
  • 1708 : Delaunay reçoit 28 livres pour « deux bustes de M[onsieu]r d’Albret » (ms. 625, f°24 v°).

Descriptif :

Fils de Godefroy Maurice de La Tour (1641-1721) et de Marie-Anne Mancini (1650-1714), Emmanuel-Théodose de La Tour (1668-1730), était titré duc d’Albret puis 4e duc de Bouillon et de Château-Thierry, pair de France (1696), Comte d'Auvergne, d'Evreux et de Beaumont-le-Roger, Baron de La Tour. Il fut grand chambellan de France de 1715 à 1728 et gouverneur et lieutenant général d’Auvergne.

Son portrait par Rigaud devait initialement figurer le modèle à mi-corps, brandissant un bâton de commandement devant un fond de bataille. L’année suivante, l’effigie dite du duc de Berwick reprendra cette attitude [P.828].

En 1706, on note la production d’une copie de ce portrait valant 75 livres pour l’abbé d’Amfreville [*PC.806], commande logique car le duc était neveu du cardinal de Bouillon [P.991] dont l’abbé était l’un des serviteurs. La même année, son frère, le comte d’Évreux [PC.793], passa également devant le pinceau de Rigaud.

Une autre copie de l'oeuvre de Rigaud, à voir dans la galerie parisienne de Franck Claverie nous a été soumise en octobre 2017. En restauration, l'oeuvre semble être une production de l'atelier sur laquelle nous reviendrons.

 


 

* mise à jour 21 octobre 2017

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan