ÉVREUX Henri Louis de La Tour d'Auvergne, comte d'

Catégorie: Portraits
Année : 1703

 

PC.793 

Âge du modèle : 24 ans

Huile sur toile
H. 123 ; L. 95,5.
Kassel, Kunstsammlungen Gemälde Gal. Inv. GK 1148 et Inv. N°  L 91.

Signature apocryphe : 1705. 

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1703 pour 400 livres (ms. 624, f° 21 v° : « M[onsieu]r le comte d’Évreux [rajout :] habillem[en]t répété ») ; inscrit une seconde fois en 1705 pour la même somme (ms. 624, f° 23 v° : « M[onsieu]r le comte d’Evreux [rajout :] Hab[illement] répété ») ; Salon de 1704 (« Monsieur le comte d’Évreux ») ; Paris, coll. Tondu ; sa vente, 10-15 avril 1865, lot 10 ; collection Lelong acquise pour 22 500 francs le 15 mai 1903 ; Rome, collection Busiri-Vici ; saisie du Reich, 1941 ; dépôt de l’Allemagne de l’Est à Kassel, 1966.

Bibliographie :

Hulst/3, p. 186 ; Crayen, 1789, n° 42, p. 22 ; Guiffrey, 1869, p. 39 ; Jouin, 1878, p. 86 ; Roman, 1919, p. 101, 105, 106, 112, 113 ; Constans, 1995, II, p. 760, n° 4288 ; cat. Kassel [Schnackenburg], 1996, I, p. 250 ; ibid. II, p. 366 ; Perreau, 2004, p. 94, 112, 207, 219 ; Widauer, 2004, p. 195, cat. F.979 ; Rosenberg et Mandrella, 2005, n° 963, p. 166 ; Delaplanche, 2006, cat. PP.15, p. 226 ; Marcheteau de Quincay, 2006, p. 21 ; James-Sarazin, 2009/1, n° 89, p. 152 ; Perreau, « Le portrait du comte d’Évreux », [en ligne], 11 novembre 2010, www.hyacinthe-rigaud.over-blog.com ; James-Sarazin, 2011/2, n° 465, p. 55 ; Brême & Lanoe, 2013, p. 80 ; Perreau, 2013, cat. PC.793, p. 177 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. P.823, p. 280-281.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud (en buste). H. 75 ; L. 60. Versailles, musée national du château - MV3674, inv. 7 503, LP 628. Inscription : « LOUIS DE LA TOUR D AUVERGNE COMTE D’EVREUX ». Entré à Versailles sous Louis-Philippe. Voir Constans, 1995, II, p. 760, n°4288. 
  • 2. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 117 ; L. 90. Version avec visage fortement repeint. Göteborg, kunstmuseum – Inv. GKM.789. Legs Kristina Nilsson (1922). 
  • 3. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 116 ; L. 89. Château de Breteuil (énormes repeints notamment sur le visage). Inscription erronée en haut à gauche concernant l’attribution : « CHARLES ACHILLES LE TONNELIER COMTE DE BRETEUIL / SEIGNEUR DE RUVILLE mort le 26 janvier 1708. » 
  • 4. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 98 ; L. 78. Vente Paris, Hôtel Drouot, 2 novembre 1981, lot 115. 
  • 5. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 118 ; L. 90. Ancienne collection de Mme C. Lelong ; Paris, Galerie G. Petit, Paris, 11-15 mai 1903 (vendu comme Hyacinthe Rigaud) ; vente Paris, Hôtel Drouot, 30 mars 1989, lot 31, « Mobilier et objets d’art provenant de la Villa la Vigie » ; Vente Monaco, Christie’s, 9 décembre 2000, lot 382. 
  • 6. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 135,6 ; L. 100,7. Vente Christie’s Londres, 22 avril 1998, lot. 252. 
  • 7. Huile sur toile d’après Rigaud [buste], H. 81 ; L. 65. Londres, Collection particulière (inscr. : « Le Comte de Toulouse »).
  • 8. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 116 ; L. 88. Collection particulière (vente Alcala Subastas, Madrid, 6 mai 2009, lot 74).
  • 9. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 117,5 ; L. 91 cm. Collection particulière (coll. Princesse de la Tour d’Auvergne Lauraguais ; vente Londres, Sotheby’s, 3 mai 2012, lot 1).
  • 10. Huile sur toile, suiveur de Rigaud (avec rouleau de papier subtitué au bâton), H. 112 ; L. 86. Inscr. apocryphe : « Jacques Louis de Calonne Marquis de Courtebourne, Lieutenant Gal des Armées du Roy, Gouv. de Hedin, 1703 ». Collection particulière (par desc. ; vente Paris, hôtel Drouot, Millon, 19 juin 2012, lot 134).
  • 11. Huile sur toile d’après Rigaud [buste], H. 72 ; L. 57 cm. Maroc, Collection particulière (vente Dijon, de Vregille et Bizouard, 6 juin 2009, lot 110). Identique à la version de Versailles (MV3674). 
  • 12. Pierre noire et rehauts de blanc sur papier bleu, d’après Rigaud, H. 37,3 ; L. 29,1 cm. Vienne, Graphische Sammlung Albertina. Inv. 11921 (ancienne collection Chabot ; coll. Mariette ; vente Basan, 1775, n° 1341 ; coll. Albert von Sachsen-Teschen).
  • 13. Gravé par Johann-Georg Friedrich Schmidt en 1739, en contrepartie de la toile, « figure jusqu’aux genoux. Le combat du lointain est de Joseph Parrocel. Les qualités du comte d’Evreux sont celles qu’il prenoit en 1739 ». H. 51,5 ; L. 37,4. En bas, la lettre suivante : « Louis de la Tour d’Auvergne Comte d’Evreux / Lieutenant général des armées du Roy, Colonel Général de la Cavalerie Française et Etrangère / Gouverneur de l’Isle de France, etc. / Présenté à Son Altesse Monseigneur le Comte d’Evreux, par son très humble et très obéissant serviteur Schmidt. » Sous le trait carré, respectivement à gauche et à droite : « Peint par Hyacinthe Rigaud Cher. de l’Ordre de St Michel – Gravé par Georges Frédéric Schmidt à Paris en 1739. » Voir cat. Exp. Rigaud intime, ed. La Célestina, 2009, n°89, p. 152.
  • 14. Gravé par Pierre Adrien Le Beau en 1765. H. 17,6 ; L. 12,2. Dans un ovale à gauche. Le Buste seulement sans le décor de fond. Dans le socle au dessous, la lettre suivante : « LOUIS DE LA TOUR D'AUVERGNE / COMTE D'EVREUX / Lieutenant général des Armées du Roi, colonel Gé/néral de la Cavalerie Françoise et étrangère et, / Gouverneur de l'Isle de France. » Sous le trait carré : « Dessiné et gravé par Le Beau, graveur de Msgr le duc de Chartres / A Paris chez Esnauts et Rapilly rue Saint Jacques à la Ville de Coutances A.D.P.R. »
  • 15. Huile sur toile d'après Rigaud, H. 118,5 ; L. 90. Vente Paris, hôtel Drouot, Europauction, 19 mai 2010, lot 2.
  • 16. Huile sur toile d'après Rigaud (atelier). H. 115,4 L. 89,5 cm. Inscription apocryphe sur la toile, en haut : « DONNE PAR MR LE COMTE D'EVREUX A MR LE MARQUIS DE CHAVAGNAC. EN. 1736 ». Ancienne collection du marquis Henri Louis de Chavagnac (1664-1743), chef d’escadre des armées navales et chevalier de l’ordre de Saint-Louis ; par descendance ; Vente Christie's, Paris, 25 avril 2018, lot. 73.
  • 17. Miniature sur ivoire d'après Rigaud. H. 9,2 ; L. 6,6 cm. Varsovie, musée national. Inv. Min.127.

Copies et travaux :

  • 1703 : « Une [copie] de Mons[ieu]r le comte d’Evreux » pour 150 livres (ms. 624, f°22). 
  • 1703 : Leprieur passe « huit jours au portrait de M[onsieu]r le C[on]te d'Évreux » et touche 50 livres (ms. 625, f° 16).
  • 1703 : Leprieur touche 50 livres pour avoir « habillé l’original de M[onsieu]r le comte d’Évreux » (ms. 625, f° 18).
  • 1703 : Delaunay reçoit 8 livres pour « Une [copie] du comte d’Evreux » (1703). 
  • 1704 : Fontaine réalise une « copie de M[onsieu]r le comte d’Evreux » pour 36 livres (1704). 
  • 1705 : Bailleul passe « six jours et demy au portrait de m[onsieu]r devreux » et touche 18 livres et 10 sols (ms. 625, f° 19). 
  • 1705 : Delaunay reçoit 30 livres pour avoir fait « lhabit de m[onsieu]r le comte devreux » (ms. 625, f° 19 v°).
  • 1707 : Monmorency réalise « un dessein de m[onsieu]r le comte d’Évreux » contre 6 livres ( ms. 625, f° 22 v°). 

Descriptif :

Henri-Louis de la Tour d’Auvergne, comte d’Évreux (1679-1753) était le quatrième fils de Godefroy-Maurice de La Tour (1641-1721), duc de Bouillon, duc d’Albret et Pair de France (1652), duc de Château-Thierry et Pair de France, comte d’Auvergne, d’Évreux et de Beaumont-le-Roger, Vicomte de Turenne et Baron de La Tour, Grand Chambellan de France et de Marie-Anne Mancini (1649-1714), nièce du cardinal Mazarin.

« Né quatrième cadet de M. de Bouillon, avec une figure fort ordinaire et un esprit au-dessous, le jargon du monde et surtout celui des femmes, et tout ce qu'il avait en lui tourné à l’ambition, suppléa aux autres qualités, avec des vues et une certaine adresse »… ainsi le perfide Saint Simon décrit-il dès 1708 notre modèle. L’obtention par le duc, dès 1703, de la charge de colonel général de la cavalerie (ce qui le motiva sans doute à solliciter Rigaud pour son portrait), avait déjà irrité le mémoraliste :

« Avec un esprit médiocre, il savait tout faire valoir, et n’était pas moins occupé de sa maison que tous ses parents. Il en tirait fort peu, il n’avait qu’un nouveau et méchant petit régiment d’infanterie, il était assidu à la guerre et à la cour. Il savait se faire aimer. On était touché de le voir si mal à son aise, si reculé, si éloigné d’une meilleure fortune. Il s’attacha au comte de Toulouse : cela plut au roi, de qui il tira quelquefois quelque argent pour lui aider à faire ses campagnes. Le comte de Toulouse prit de l’amitié pour lui, il en profita. Le roi fut bien aise d’acquérir à ce fils un ami considérable, et de lui en procurer d’autres par un coup de crédit, et cela valut au comte d’Évreux la charge de son oncle, qui par sa persévérance à la garder la conserva ainsi dans sa maison. Il la vendit six cent mille livres comme à un étranger : il était mal dans ses affaires. La somme parut monstrueuse pour un cadet qui n’avait rien, et pour un effet de vingt mille livres de rente. Le cardinal de Bouillon lui donna cent mille francs ; M. le comte de Toulouse, qui lui avait fait donner l’agrément, s’intéressa pour lui faire trouver de l’argent, et il consomma promptement son affaire. Le roi voulut qu’il servît quelque temps de brigadier de cavalerie, avant que de faire aucune fonction de colonel général ; ce temps-là même fut encore abrégé par la même protection qui lui avait valu la charge. Il n’avait que vingt-cinq ans, n’avait servi que dans l’infanterie. Le roi était piqué contre le cardinal de Bouillon, contre le comte d’Auvergne, contre la fraîche désertion de son fils, contre le chevalier de Bouillon, de propos fort impertinents qu’il avait tenus ; et malgré tant de raisons, il fit en faveur du comte de Toulouse la faveur la plus signalée au comte d’Évreux, tandis qu’aucun des quatre fils de France n’aurait pas osé lui demander la moindre grâce pour personne, et que s’ils l’avaient hasardé, outre le refus certain, celui pour qui ils se seraient intéressés aurait été perdu sans ressources. »

Notre modèle, épousera en 1707, Marie-Anne de Crozat (1695-1729) fille d’Antoine II de Crozat (né en 1655), lui-même fils de Catherine de Saporta et d’Antoine I Crozat, banquier et prieur de la Bourse des marchands, un des premiers capitouls de la ville. Antoine II (voir son portrait par Belle à Versailles) avait épousé Marie-Marguerite Legendre d’Armeny, en 1690, fille d’un riche fermier général, avec laquelle il aura quatre enfants dont Marie-Anne. La dot, qui se monte à 1 500 000 livres, permet au comte et à la comtesse de faire construire un hôtel particulier en 1718. L’architecte Claude Mollet qui a vendu le terrain, réalise ce qui, plus tard, sera la demeure des présidents de la République française : il s’agit de l’actuel palais de l’Elysée à Paris. Edifié et décoré entre 1718 et 1722, l’hôtel fut admiré comme la plus belle maison d’habitation des environs de Paris, selon l’architecte Blondel.

Bien que le portrait conservé à Kassel semble être daté de 1705, date à laquelle les livres de comptes mentionnent un second portrait du comte pour 400 livres, nous pensons qu’il s’agit là d'un double emploi : le première mention correspondant à la commande et la seconde au paiement final. L’attitude répétée d'après un modèle antérieur, fut réalisée par Leprieur. On la retrouvera notamment dans l'effigie du duc de Chaulnes en 1707.

En 1739, le portrait fut gravé par Johann-Georg Friedrich (Georg Friedrich) Schmidt, en contrepartie de la toile « figure jusqu’aux genoux. Le combat du lointain est de Joseph Parrocel. Les qualités du comte d’Evreux sont celles qu’il prenoit en 1739 ». Cette description de Hulst nous a donc permis de mettre un nom sur l’auteur du choc de cavalerie de l’arrière plan : Joseph Parrocel (1646-1704), fidèle collaborateur de Rigaud. Cette superbe planche, exposée au Salon de 1742, semble être la première véritable collaboration entre le jeune graveur et Rigaud. Crayen, dans son catalogue raisonné de l’œuvre de feu George Frédéric Schmidt, nous a laissé un amusant témoignage sur la genèse de l’œuvre d’un jeune homme œuvrant encore chez Larmessin, et qui avait déjà transposé des pièces de Rigaud pour le fonds Odieuvre (Law, Parrocel, Bignon…). 

« Après avoir travaillé sept mois chez cet artiste [Larmessin], il résolut de s’établir & de travailler pour son compte. Dans cette position, il ne cherchoit à gagner exactement que ce qu’il lui falloit pour subsister ; il employois le reste du tems à se perfectionner dans son art & à lier connoissance avec les meilleurs artistes. Personne cependant ne s’interessoit plus vivement en faveur de Schmidt que le célèbre peintre Hyacinthe Rigaud qui donna en cette occasion une grande preuve de sa noble façon de penser, en comblant de bontés nôtre jeune artiste. Schmidt aiguillonné par la gloire, aspiroit de parvenir au même degré où d’autres grands artistes étoient parvenus & désiroit de donner au public quelques preuves de sa capacité. Il fit part de son projet à Rigaud, & le pria de le seconder. Rigaud aussi charmé qu’étonné de l’air résolu du jeune artiste, lui demanda s’il avoit les moyens d’entreprendre un ouvrage qui exigeoit beaucoup de tems ? Schmidt lui ayant répondu qu’il avoit pris ses mesures à cet égard, le peintre lui dit, en le frappant amicalement fur l’épaule : 'Je remarque en vous ce feu que j’aime tant chez les jeunes gens. Voici un portrait dont l’original est encore vivant (c’étoit celui du Comte d’Evreux). Déployez-y toutes vos forces, vous n’aurez pas sujet de vous en repentir, vous pouvez compter sur moi'. Schmidt grava donc ce portrait, & mérita par son travail l’approbation de Rigaud, ainsi que celle du Comte d’Evreux, dont il reçut un présent considérable, accompagné d’un remerciment obligeant. »

Dans son catalogue de l’œuvre gravée d’après Rigaud déjà cité, Hulst avait prit soin de préciser que Schmidt « entreprit cet ouvrage pour son propre compte, piqué par l’excellente beauté du tableau. Il étoit fort aise d’ailleurs de faire quelque morceaux de marque sous la conduite de Rigaud qui avoit un talent tout particulier à donner aux graveurs l’intelligence et le vrai goût de leur art. » 

Crayen insista sur le fait que dans les têtes gravées par Schmidt, « soit d’après Rigaud & d’autres maîtres, soit d'après ses propres dessins, tout vrai connoisseur admirera toujours & l’intelligence ferme du peintre, & le contour énergique du dessinateur […]. Dans une épreuve [du portrait du comte d’Evreux], que nous avons devant nous, & sur laquelle tous les accessoires font terminés, sans qu’il ait encore touché au visage, prouve que notre artiste réservoit pour la fin cette partie essentielle d’un portrait. »  

Pour compléter l’iconographie de ce portrait, on citera la belle feuille dessinée, conservée à l’Albertina de Vienne (Inv. 11921). dont les dimensions (H. 37,3 ; L. 29,1 cm) sont légèrement inférieures à celles de l’estampe de Schmidt (H. 48,7 ; L. 32,4 cm). Mais son cadrage plus serré (des personnages sont manquants, à gauche et le casque, à droite, jouxtant la bordure), pourrait s'expliquer par un recoupage de la feuille.

Cette très belle pierre noire, agrémentée d’estompe et de rehauts de blanc sur papier bleu (qui ne présente pas de mise au carreau) pourrait tout aussi bien appartenir à cette série de dessins exécutés par ordre du maître (et retouchées par lui), destinés à être vendus en tant qu'œuvre d'art. Anciennement dans la collection Chabot puis dans celle du célèbre graveur et historien de l’art Pierre-Jean Mariette (1694-1774), le dessin fut vendu par Pierre-François Basan entre le 15 novembre 1775 et le 30 janvier 1776 (n°1341). Avec une autre feuille de l'artiste (également à l’Albertina), l'œuvre rejoignit les collections du prince Albert Kasimir von Sachsen-Teschen (1738-1822), base du musée Autrichien.

Localisation de l´œuvre :

Kassel, Gemälde Galerie, Germany

Website: altemeister.museum-kassel.de/33788/0/0/147/s7/0/0/objekt.html

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan