*P.854
Âge du modèle : 29 ans
Huile sur toile ovale
H. 77 ; L. 61,5.
Collection particulière.
Historique :
Paiement inscrit aux livres de comptes en 1704 pour 150 livres (ms. 624, f° 23 : « M[onsieu]r de Quévilly, president à mortier à Roüen ») ; collection particulière ; vente Sotheby's, New York, 11 juin 1981, lot. 166 (comme école française du 18e siècle, portrait dit de Claude de Becdelièvre).
Bibliographie :
Roman, 1919, p. 109 [Thomas-Charles de Becdelièvre] ; Perreau, 2013, cat. *P.854, p. 186 [idem] (localisation inconnue) ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.900 (localisation inconnue), « Le président de Quévilly » (2003/2, cat. I, n°741 [Thomas-Charles de Becdelièvre]).
Descriptif :
Dans notre catalogue de 2013, nous avions suivi Roman qui proposait le portrait en buste de Thomas-Charles de Becdelièvre (1652 – 26 novembre 1711), Marquis de Quévilly, seigneur de Brumare, conseiller au parlement de Rouen (1674), président à mortier (1681) puis conseiller du roi (1684). Son fils aîné Claude (1675-1728), marquis de Quevilly, vicomte de Blosseville, ayant repris la charge de président à mortier au parlement le 24 novembre 1704, nous pensons désormais qu'il s'agit plus vraisemblablement de lui ici, motivé sans doute de commémorer cette charge par un portrait en buste. Succédant à son oncle Pierre I dans la seigneurie de Cany-Barville, il avait épousé le 4 décembre 1703, Marguerite Bouchard de Blosseville (1680-1724), peinte par Rigaud en 1707. La trace retrouvée du portrait du président accrédite cette thèse, montrant le magistrat dans la trentaine avec une perruque évanescente de la dernière mode*. L'anatomie virile de son visage, avec ces traits assurés et cette matière abondamment nourrie, renvoie aux modèles peints dans les années 1700-1705, et notamment celui de l'abbé de Pomponne que nous avions redécouvert en 2017.
Veuf, Claude se remaria, le 8 janvier 1728, à Marie-Angélique du Moucel de Loraille. Il mourut peu de temps après ce second mariage, le 8 octobre 1728, sans enfants d’aucune de ses deux femmes. Il laissa Cany à son frère puîné, Louis (mort le 4 novembre 1740), marquis de Cany (quoique cette terre n’ait jamais été érigée en marquisat), septième des fils de Thomas-Charles.
Deux ventes publiques, en décembre 2007 et juillet 2008, ont continué à disperser la collection particulière de portraits de famille des Becdelièvre conservée au Chateau de la Seilleraye à Carquefou. On y voyait diverses toiles d'après de Troy, Tournières et des suiveurs de Rigaud dont faisait partie, lors de la seconde vente, un portrait attribué à Santerre, mais inspiré de celui du Catalan. Il représentait avec variante le président de Quévilly en habit de sa fonction et tenant de la main son mortier.
mises à jour : * 13 février 2025
