ANONYME

Catégorie: Portraits
Année : 1710

 

PC.1174

Huile sur toile
H. 82,5 ; L. 61.
Collection particulière

Historique :

Peint vers 1710-1712 ; vente Paris, 12-13 juillet 1905, n°103, ill. ; vente Paris, hôtel Drouot, Delvaux, 19 décembre 2008, lot 51.

Bibliographie :

Perreau, « Ces Gentilshommes de Rigaud », [en ligne], 21 mai 2012, www.hyacinthe-rigaud.over-blog.com ; Perreau, 2013, cat. PC.1174, p. 234 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. 1145, p. 382 ; Ariane James-Sarazin, « Un modèle fort épris de sa personne », Hyacinthe Rigaud (1659-1743). L'homme et son art - Le catalogue raisonné, Editions Faton, [en ligne], mis en ligne le 28 août 2017, URL : http://www.hyacinthe-rigaud.fr/single-post/2017/08/28/Un-modèle-fort-épris-de-sa-personne

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile [Rigaud et atelier ?]. H. 81 ; L. 65 cm. Collection particulière. Ancienne étiquette au dos : Dubuisson, n°133. Vente Christie's Paris, 19 septembre 2017, lot 28, repr.
  • 2. Huile sur toile [Atelier de Rigaud ?]. H. 81 ; L. 65 cm. Collection particulière. Acquis par l'actuel propriétaire auprès du cabinet Turquin à Paris.
  • 3. Huile sur toile [Atelier de Rigaud ?]. H. 81 ; L. 64 cm. Collection particulière.

Le présent portrait, dont il existe différentes versions, attribuées en tout ou partie à Rigaud et/ou à son atelier, illustre bien la difficulté que peut avoir l'historien pour démêler l'original de la copie. En effet, le prototype estampillé Dubuisson [PC.1174-1], considéré comme le prototype par James-Sarazin, ne présente pas sur le front une cicatrice ou marque de naissance, que d'autres versions, considérées elles comme des copies, font apparaître. Si la disparition de cette particularité anatomique peut s'expliquer sur les copies d'après l'original, soit par oubli ou par coquetterie, l'inverse nous semble peut probable. A moins qu'il ne s'agisse que d'un défaut de la toile ou d'un repeint [?].

La version vendue par Delvaux était indentifiée par tradition comme « marquis de La Martinière », personnage absent des livres de comptes de l'artiste. Portant une cape de velours aubergine doublée de brocard à fond d'or, le modèle au nom énigmatique reprenait une attitute typique des portraits en buste de Rigaud dits « au revers de brocard » du fait de ce dernier, apparaissant dans le bas du drapé. Toujours figuré sans mains, il porte une perruque à hautes cheminées caractéristiques des années 1710.

Il offrait l'une des variantes les plus prisées par Rigaud, lequel aimait à varier sans cesse les plis dans une posture, plus lascive, revenant à celles vues notamment dans le portrait du marquis de La Mésangère (1712), de Jacques Asselin de Villequier (1711), du marchand drapier Guillaume Castanier (1670-1725), baron de Conffoulens (1718), de l'inconnu de la Galerie de Dulwich, du Marquis d'Andrezel, du malouinoien Guillaume Eon, d'un anonyme, eux-mêmes variantes du « beau Bouhier » de Dijon. Les exemples ne manquent donc pas pour appuyer les comparaisons.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan