CASTANIER Guillaume

Catégorie: Portraits
Année : 1718

 

PC.1264

Âge du modèle : 48 ans

Huile sur toile
H. 79 ; L. 64.
Carcassonne, musée des Beaux-arts. Inv. 845.64.82

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1718 pour 300 livres (ms. 624, f° 39 : « M[onsieu]r Castagnier l’aîné ») ; ancienne collection Lannolier ; legs 1845.

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 182 ; cat. Carcassonne, 1845, n° 74 ; Sarrand et Sarraute, 1955-56, II, p. 2-3, 14-15 ; cat. exp. Flaran, 1984, n° 16 ; Le Bouëdec, 1999, p. 13, 15 ; cat. Carcassonne, 2005, n° 64, p. 47 ; James-Sarazin, 2009/1, n° 50, p. 124 ; Perreau, 2013, cat. PC.1264, p. 255.

Expositions :

Béziers, 1859, n°174 ; Carcassonne, 1938, n°176 ; Flaran, 1984, n° 16.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 79,5 L. 64,5 cm. Carcassonne, musée des Beaux-arts. Inv. 2002.1.1 (Legs marquis de Lordat, 1964).
  • 2. Huile sur toile, suiveur de Rigaud. Castelnau de Médoc, coll. priv.

C’est en 1700 que Guillaume Castanier (Carcassonne, 1670 – Carcassonne, 15 janvier 1725) intègre l’une des plus prestigieuses familles de drapiers de la ville de Carcassonne en épousant Françoise Bourlat, fille de Pierre Bourlat, marchand drapier en la ville, consul de sa cité et directeur de la manufacture de draps de Pennautier. Fort de cette position sociale, l’aîné des Castanier la renforcera, le 12 juin 1712, par l’achat, à Charles de Calvières, de la baronnie de Conffoulens, puis, en 1715, de la terre de Clermont-Lodève dont il prend le titre. La date de 1717 est le point de départ pour Guillaume d’une immense fortune. Son cadet, François étant parti à Paris pour ouvrir une banque, Guillaume reste à Carcassonne afin de s’occuper du commerce des draps et de ses terres. Une partie d’entre elles, d’ailleurs, avait été acquise par le père des Castanier (mort en 1705), lui aussi marchand drapier, fondateur de la manufacture de Cuxac-Cabardès en 1680. Il avait acheté la terre d’Auriac, près de Carcassonne en 1691. En 1694, il créa la manufacture de draps de La Trivalle, érigée deux ans plus tard en manufacture royale.

Rigaud opte dans ce portrait pour une posture relativement conventionnelle mais qui a fait ses preuves dans sa clientèle à l'instar de l'effigie de Monsieur de la Mésangère. Il n'en coûtera à Castanier que 300 livres, mais il est vrai qu’aucune des mains ne sont représentées. L’exemplaire de Carcassonne, passe pour le meilleur exemplaire connu, malgré une couche picturale qui a perdu de son relief.  

Notons que la fille de Castanier, Catherine-Françoise de Castanier de Couffoulens, épousera Louis-René-Marie, marquis de Poulpry, lieutenant général des armées du roi, fils du marquis de Poulpry peint en 1697.

Localisation de l´œuvre :

Carcassonne, musée des Beaux-arts, France

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan