BÉRAUD Marguerite Françoise

Catégorie: Portraits
Année : 1697

 

P.504

Âge du modèle : 55 ans

Huile sur toile
H. 135 ; L. 104,5 cm
Collection particulière

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1697 pour 400 livres (ms. 624, f° 13 : « Mons[ieu]r l’évesque de Montpellier, et le Chevalier son frère et Mad[am]e de Croisy, sa mère. [rajout :] Le fond du deux ziesme de J[oseph] Parrocel » ») ; ibid. en 1699 sans prix (ms. f° 16, 1699 : « Mad[ame]. De Croissy. [rajout :] Habillement original ; les fleurs de Hulliot ») ; collection Colbert au château de Sablé-sur-Sarthe ; château des Rues ; par descendance, collection particulière.

Bibliographie :

Hulst/2, p. 164 ; Marcel, 1906, p. 254 [? et loc. inc.] ; Roman, 1919, p. 57 [? et loc. inc.], 72, 77, 83, 90 ; Delaplanche, 2006, cat. PP. 6, p. 224 [? et loc. inc.] ; Perreau, 2013, cat. P.504, p. 130.

Copies et travaux :

  • 1696 : Parrocel exécute « un [fond] pour M[adam]e de Croissy » sans prix indiqué (ms. 625, f° 4).
  • 1699 : Huillot reçoit 36 livres pour « les fleurs de M[adam]e de Croisy, dhozier et passerat » (ms. 625, f° 7) ;

Nous avions très tôt pensé que le grand portrait conservé dans la collection des descendants de Colbert sous le nom de marquise de Montbourcher est en réalité celui de Marguerite-Françoise Béraud (1642-1719), épouse de Charles Colbert de Croissy  et mère de l’évêque de Montpellier et du chevalier peints également en 1697. Le travail de Parrocel, mentionné dans la description de la commande de l’effigie de Madame Colbert et de ses fils, est parfaitement relayée par le paiement fait au collaborateur d’un fond par conséquent à sujet non militaire. Hulst cherchant à relier le paiement fait à Huilliot en 1699 d’un travail sur les effigies des Mesdames Colbert de Croissy, d’Hozier et Passerat, rajouta par erreur la confection du portrait original de Madame Colbert à la date de 1699. D’ailleurs, la ressemblance entre la prétendue « marquise de Montbourcher » et son fils évêque de Montpellier est assez frappante pour appeler à cette rectification d’identité. La modèle, ici accompagnée d’un jeune serviteur que l’on retrouve dans le portrait du prince de Conti, pose dans une attitude que l’on retrouvera à plusieurs reprises chez Rigaud, notamment dans l’effigie de Madame d’Hozier ou de Madame d’Usson de Bonnac.

Localisation de l´œuvre :

Château des essarts, France

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan