COLBERT DE CROISSY Charles Joachim

Catégorie: Portraits
Année : 1697

 

P.502

Âge du modèle : 30 ans

Huile sur toile
H. 136 ; L. 105
Vendée, château des Essarts.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1697 pour 400 livres (ms. 624, f° 13 : « Mons[ieu]r l’évesque de Montpellier, et le Chevalier son frère et Mad[am]e de Croisy, sa mère. [rajout :] Le fond du deux ziesme de J[oseph] Parrocel ») ; collection vicomte Augustin de Rougé ; par descendance.

Bibliographie :

Hulst/2, p. 164 ; Hulst/3, p. 177 ; Roman, 1919, p. 57 [loc. inc.] ; Perreau, 2012, p, 68 ; Perreau, 2013, cat. P.502, p. 129-130.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, v. 1697, H. 136 ; L. 103,5. Collection particulière (vente Paris, hôtel Drouot, Beaussant-Lefèvre, 10 juin 2009, lot 82 [=Antoine-Joseph d’Amat, Évêque de Senez] ; ibid. 24 mars 2010, lot 47).
  • 2a. Gravé par un anonyme en 1699, buste dans le même sens que le tableau dans un ovale avec la bordure suivante : « CAROLUS JOACHIM COLBERT EPISCOPUS NONTIS PESSULANI nat. an. 1667 ». Sur le plat du socle, de part et d’autre d’une composition aux armes : « Dedi te in conlumnam - ferream, et in murum / œreum, et bellabunt adversum te, et non / prævalebunt ; quia ego tecum sum, ait Domi-/-nus, ut liberem te. Jerem I ».
  • 2b. Gravé par Étienne Jehandiers Desrochers, dans un ovale à droite. Sous l’ovale un cartouche avec la lettre suivante : « M[essi]re Charles Joachim / Colbert de Croissy, / Evêque de Montpellier » : dessous « Se vend à Paris chez E. Desrochers rue du Foin pres la rue S. Iacques ». Sur le plat du socle : « Ce prélat Sage, autant qu’habile / pour éclaircir la Verité : / En apele au futur Concile, / Et de luy seul attend l’infaillibilité ».

Docteur en Sorbonne, ancien grand vicaire de l'archevêque de Rouen (1692), Charles-Joachim Colbert de Croissy (1667-1738) devint évêque de Montpellier en 1696. Ses parents, Charles Colbert de Croissy et Marguerite Béraud avant lui avaient ouvert la voie du clan Colbert chez Rigaud. Ses frères, le chevalier de Croissy et le marquis de Torcy solliciteront également l’artiste. Janséniste convaincu, proche de l'évêque de Senez, Soanen, il fut l'un des quatre évêques appelants de la bulle Unigenitus en 1717, s'opposa fermement à la condamnation de Soanen par le concile d'Embrun (1727) et défendit avec ardeur les écrits de Pasquier Quesnel et les convulsionnaires de Saint-Médard.

Au sein de son diocèse, Colbert déploya une grande activité et publia des Statuts et ordonnances synodales et des Instructions générales en forme de catéchisme. L’évêque de Montpellier commandera également à certains peintres contemporains de Rigaud son portrait : Antoine Ranc et Jean Raoux notamment. La copie passée en vente publique en 2009, quoique mal identifiée, montre la posture originale pensée par Rigaud. Le modèle est bien reconnaissable par comparaison avec les estampes réduites en buste.

Localisation de l´œuvre :

Château des Essarts, France

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan