DAZY François Pierre

Catégorie: Portraits
Année : 1691

 

*P.251

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1691 pour 100 livres (ms. 624, f° 7 : « Mons[ieu]r Dazy »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 27 ; Perreau, 2013, cat. *P.251, p. 93.

Fils de Claude Dazy, officier du roi et d’Agnès Guéribourg, François Pierre Dazy (mort en 1720), fut successivement avocat au parlement de Paris, conseiller du Roi, contrôleur des domaines en Artois, receveur des gabelles à Rouen, receveur des tailles de Soissons, trésorier général de l’épargne des gages assignés sur les gabelles de France en lyonnais en 1705[1]. En 1706, il était devenu conseiller-secrétaire du roi : « Le 18. Mai, François Dazy, Conseiller du Roi, Payeur des gages, rentes & Réception des autres charges assignées sur les Gabelles de France & Lyonnois, fut reçu en l’office de Conseiller Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France & de ses Finances, sur la résignation (à condition de survivance) de Louis Lallemant son beau-père »[2]. À la même date il est fermier général.

En épousant à Paris, le 9 novembre 1688, Marie Marguerite Lallemant (1672-1739), fille de Louis Lallemant (1625-1706), écuyer, seigneur de Saint-Étienne et du Plessis, marchand de draps qui acheva sa carrière comme conseiller-secrétaire du roi et commissaire général aux poudres et salpêtres en Champagne (17 avril 1701), Dazy s’alliait à une famille très présente chez Rigaud. Feue sa belle-mère, Marguerite Germain, était en effet tante du fermier général Jean Germain, peint par Rigaud en 1691 [*P.258]. Elle mourut le 23 janvier 1675 et s’était unie à Paris, sur la paroisse Saint-Jean-en-Grève le 31 janvier 1656. Passent ensuite dans l’atelier : en 1694, l’abbé Lallemant [*P.377], frère de Madame Dazy, en 1695, la comtesse de Levignen [*P.426], belle-sœur de Madame Dazy, et enfin en 1739, une petite nièce de Dazy, Madame de Saint-Amaranthe, née Lallemant de Lévignen [*P.1425]. 

Le couple Dazy-Lallemant aura près de huit enfants connus. Dazy était assez proche de Rigaud pour avoir reçu du peintre, en 1706, un exemplaire de l’Autoportrait au turban [P.594-1].

 


[1] Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand siècle, 1984, qui cite notamment la cote de son inventaire après décès [XX, 471, 17 septembre 1720].

[2] Abraham Tassereau, Histoire chronologique de la grande chancellerie de France, contenant l’estat des officiers, leurs noms & receptions, leurs fonctions, privilèges, prérogatives, droits & réglements. A Paris, chez Pierre Emery, 1706, t. II, p. 401.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan