LA JONCHÈRE Gérard Michel de

Catégorie: Portraits
Année : 1721

 

P.1295

Âge du modèle : 48 ans

Huile sur toile
H. 139,2 ; L. 107
Château de Parentignat

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1721 pour 1500 livres (ms. 624 f°40 v° : « M[onsieu]r de la Jonchère ») ; galerie Lefebvre et fils, 1963 ; acquis par le Marquis de Lastic.

Bibliographie :

Roman, 1919, 192, 194 ; Brême, 1996, p. 56 ; Brême et Jacquy, 2007, p. 16, p. 12 ; Brême, 2010, p. 160-161, n° 43 ; Perreau, 2013, cat. P.1295, p. 263.

Fils aîné de Jacques Michel, élu en l'élection de Paris, et d’Élisabeth de La Rue, Gérard Michel (1673-1750), seigneur de La Jonchère et de Roissy tint le poste de trésorier général de l’ordinaire, puis de l’extraordinaire des guerres conjointement avec Joseph Durey de Sauroy (23 juillet 1717), des gendarmes et de l’ordre de Saint-Louis de 1704 à 1729.

Dans une lettre adressée à Antoine 1er le 10 juin 1723, le comte de Tessé dit que « l’on prétend que M. de la Jonchère, à la Bastille, nomme assez de gens de haut parage auxquels il a fait des libéralités aux dépens du Roi et du public. » En effet, selon Saint-Simon toujours au fait des histoires de cour, La Jonchère, « entièrement dans la confiance de Le Blanc [l’intendant de Dunkerque et secrétaire d’Etat], qui l’avait poussé et protégé, et qui s’en était servi, lui et [le duc de] Belle-Ile, en bien des choses » semble avoir trempé dans des affaires de malversation financière ; « manéges qui se pratiquent dans les choses financières de la guerre, et en particulier de La Jonchère, dans les comptes, les affaires et le crédit duquel cela avait causé le plus grand désordre sous les yeux et par l'autorité du Blanc. » Saint-Simon, qui atteste de l’arrestation de La Jonchère, assure « qu’on ne parlait pas de moins que d'ôter à Le Blanc sa charge de secrétaire d’État et de l’envelopper avec Belle-Île dans la même affaire. » Finalement, en 1723, à la suite d’une enquête rondement menée par le cardinal Dubois, La Jonchère « fort resserré » dans sa cellule, « dit et fit à peu près ce qu’on voulut ». Dubois gagna et « ainsi, toute l’affection, la confiance, tous les services publics et secrets que M. le duc d’Orléans avait reçus de Le Blanc ne purent tenir contre l’impétuosité de M. le Duc et du cardinal Dubois. Le Blanc eut ordre de donner la démission de sa charge de secrétaire d’État et de s’en aller sur-le-champ à quinze ou vingt lieues de Paris, à Doux, terre de Tresnel, son gendre, et sur-le-champ Breteuil, intendant de Limoges, fut fait secrétaire d’État de la guerre en sa place. » 

Voir en 1719 pour le portrait de madame de La Jonchère. Les mentions d'une copie de 1721 valant 300 livres (ms. 624, f°40 v° : « une copie de M[a]d[ame] de la Jonchère pour M[onsieu]r Michel ») et du travail correspondant de La Penaye en 1722 pour 50 livres (ms. 625, f°34 v° : « un buste de M[a]d[ame] de la Jonchère, avec une main ») ont été fautivement lus par Roman et attribués au portrait du trésorier général. Il se peut que son épouse ait réellement repayé une nouvelle effigie en 1721 mais nous avons préféré la conserver en 1719.

Localisation de l´œuvre :

château de Parentignat, France

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan