HALLÉ Claude Guy

Catégorie: Portraits
Année : 1725

 

PC.1338 

Âge du modèle : 73 ans

Huile sur toile
H. 116 ; L. 96 cm
Versailles, musée national du château. MV3679.

Historique :

Morceau de réception de Jean Le Gros à l’Académie en 1725 ; ancienne collection Académie ; entré à Versailles sous Louis-Philippe.

Bibliographie :

Hulst/3, p. 196 ; Lelong, 1775, p. 208 ; Paignon-Dijonval, 1810, p. 250, 264 ; Nagler, 1837, p. 521 ; Portalis et Béraldi, 1880-1882, II, p. 531, 535 (n° 19) ; Hébert et Sjöberg, (IFF), 1973, p. 400-401 ; Constans, 1995, II, p. 583, n° 3300 ; cat. exp. « Les peintres du roi », 2000, p. 256 (R 226) ; Perreau, « Jean Le Gros (1671-1745), à l'image de Rigaud », [en ligne], juillet 2011, www.hyacinthe-rigaud.over-blog.com ; Perreau, 2013, cat. PC.1338, p. 273.

Œuvres en rapport :

  • 1. Gravé par Nicolas IV Larmessin « le fils » pour sa réception à l’Académie en 1730. H. 38,3 ; L. 27,3. Buste avec une main dans un quadrilatère de pierre, le drapé débordant par dessus. Sous le cadre : « CLAUDE HALLE / Natif de Paris, Peintre ordinaire du Roy / Adjoint à Recteur en son Académie Royale ». Dans le bas du socle : « Peint par Le Gros - Peint par N. de Larmessin / pour sa réception à L'Académie en 1730 ».

Dans son catalogue de l’œuvre gravée d’après Rigaud, Henri van Hulst intègra à sa liste la gravure de Larmessin (1730) d’après l’œuvre de Jean Le Gros (1671-1745), fidèle collaborateur de l’atelier du catalan en justifant ainsi son choix : « Claude Hallé, natif de Paris, peintre du roi, adjoint à recteur en son Académie royale. Demi-figure avec une main. L’un des deux tableaux présentés à l’Académie par le sieur le Gros pour sa réception. Le sieur le Gros, élève de M. Rigaud, a eu le secours de son maître, non-seulement pour la composition de ces deux tableaux, mais encore pour le choix, le jet et l’étude des draperies, etc. en sorte qu’on les peut regarder comme de ce maître lui-même. C’est de lui-même que je tiens ceci. »

L'œuvre offrait en effet une manière assez confondante d'avec celle du maître, tout comme l'autre morceau de réception de Legros, le portrait de Nicolas Coustou [PC.1339]. De tous les collaborateurs de Rigaud, Legros, parfois orthographié « Le Grosse », est l'un de ceux qui intégrèrent au mieux la manière de leur maitre au point qu'il est possible aujourd'hui d'imaginer des tableaux anciennement attribués au Catalan mais redevable à Legros. On reconnaît ici l’aspect longiligne des doigts de Claude-Guy Hallé (1652-1736) comme une marque de fabrique de Hyacinthe Rigaud. La position même de ces mains, l’une sur le carton à dessin, l’autre tenant un porte-mine, renvoie notamment au portrait de Pierre Mignard peint par le Catalan en 1690 [P. 222], et repris dans le dessus de porte de 1730 [P.1363].

Le portrait perdu d'Antoine Coypel par Rigaud devait également être assez proche de celui de Claude Guy Hallé, le premier étant décrit comme « debout, vu jusqu’aux genoux ; il tient d’une main un crayon et de l’autre un portefeuille. 3 pieds sur 2 pieds 4 pouces. ».

Localisation de l´œuvre :

Versailles, musée National du château, France

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan