COYPEL Antoine

Catégorie: Portraits
Année : 1710

 

*P.1100

Âge du modèle : 49 ans

Huile sur toile
H. 97,5 ; L. 76 cm
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Peint vers 1710 ; vente après décès de Philippe Coypel (1703-1777), frère de Charles [Antoine] (1694-1752) du 11 juin 1777 (n°23) avec un portrait de Charles Coypel par Largillierre. Décrit ainsi : « il est debout, vu jusqu’aux genoux ; il tient d’une main un crayon et de l’autre un portefeuille. 3 pieds sur 2 pieds 4 pouces. Toile ». Vendu 36 livres avec son pendant par Largillierre (voir le catalogue au département des imprimés de la BN, 8° V36 1685).

Bibliographie :

Garnier, 1989, p. 271, n° 5 ; Lefrançois, 1994, p. 140 ; Perreau, 2013, cat. *P.1100, p. 222.

Rigaud et Antoine Coypel (1661-1722) étaient amis. Les deux hommes d’âge similaire et, bien qu’ils aient eu une carrière relativement différente, se connaissaient assez bien car le premier possédait notamment chez lui un Renaud et Armide du second, ainsi que le prouve le numéro 340 de l’inventaire après décès de Rigaud : « Item un tableau de Coypel, premier Peintre du Roy représentant Renaud et Armide dans sa bordure dorée numéro quatre vingt trois prisé la somme de cent livres, cy ». Fils aîné du peintre Noël Coypel (1628-1707), entré à l’Académie royale à 18 ans, professeur et recteur (1707), puis directeur (1714), nommé premier peintre du roi en 1716 et anobli la même année, Coypel avait compté parmi les signataires de la réception de Rigaud, le 2 janvier 1700, aux côtés de La Fosse et Jouvenet… autres modèles du jeune portraitiste. Plusieurs fois leurs œuvres de croisèrent comme pour l'allégorie au portrait de Louis XIV gravé par Simonneau en 1702 d'après une composition de Coypel et l'effigie en armure du roi par Rigaud.

C'est grâce l'inventaire après décès de Philippe Coypel, en 1777, que nous disposons d'une description de ce portrait non localisé : « Il est debout, vu jusqu’aux genoux ; il tient d’une main un crayon et de l’autre un portefeuille. 3 pieds sur 2 pieds 4 pouces. Toile ». La composition, assez classique, ne devait pas être éloignée du portrait de Claude Guy Hallé, peint par Jean Le Gros, élève de Rigaud qui bénéficia pour sa réalisation, de tous les conseils de son maître. Le portrait de Coypel par Rigaud ne devait pas non plus être très éloigné dans sa conception du portrait de Coypel réalisé par Gilles Allou en 1711, montrant l'artiste tenant un porte mine d'une main et, de l'autre, un portefeuille de dessins et d'esquisses. Le portrait de Coypel fut probablement offert au modèle, même si son inventaire après décès ne le mentionne pas. Il réapparait ensuite dans la vente après décès de Philippe Coypel, fils du premier peintre, et dispersé avec son « pendant », le portrait de son frère Charles par Largillierre, semble avoir atteint une somme curieusement modeste (36 livres pour les deux).

 

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan