THIROUX D'ARCONVILLE Louis Lazare

Catégorie: Portraits
Année : 1743

 

*P.1439

Âge du modèle : 31 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit dans les livres de comptes en 1743 pour 600 livres (ms. 624, f° 46 v°, rajout de Hulst : « M[onsieur] Thiroux Darconville, cons[eille]r au parlemt, hab[illement] r[épété] »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 221 ; Perreau, 2013, cat. *P.1439, p. 304 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.1523, p. 536.

Descriptif :

Louis-Lazare Thiroux (1712–1789), écuyer, seigneur de Crosne et d’Arconville était issu d’une famille de fermiers généraux. Fils de Jean-Louis Thiroux (26 janvier 1682 – Paris, 17 juillet 1742), seigneur de Lailly et d’Arconville et de Claude Bouffot de Millery, dame du Grand et du Petit Drancy, Louis-Lazare occupa la charge de conseiller au parlement de Paris de 1732 à 1743 puis, en 1748, celle de président au parlement de Paris. Il épousa le 28 février 1735, Geneviève-Catherine Darlus (1720-1805), fille du fermier général Guillaume Darlus, riche fermier général peint par Rigaud en 1733. Elle lui apporte en dot 350 000 livres (sa sœur en recevra autant pour épouser Denis Angran d’Alleray, futur procureur du roi).

Le couple aura trois fils : l’aîné, Louis Thiroux de Crosne (14 juillet 1736 – Paris, 28 avril 1794), suit la carrière du père, instructeur au procès de réhabilitation de Calas, et de ce fait parfaitement connu de Voltaire (on trouve des lettres à lui adressées dans la correspondance) restera célèbre en tant que lieutenant-général de police de Paris au printemps 1789, avant d’être décapité ainsi que son oncle, Angran d’Alleray, en pleine Terreur en 1794. Ses deux autres fils, Amédée Henri Claude Thiroux de Gervilliers (23 novembre 1738 – 11 juin 1810) et Alexandre Louis Thiroux (24 décembre 1738 – Paris, 7 septembre 1822), comte de Mondésir, suivent la carrière des armes. Le premier s’unira le 7 février 1767 à Adélaïde Thérèse Savalete, petite fille du fermier général Charles Savalete de Magnanville (peint par Rigaud en 1727) et d'Anne-Geneviève Gilbert de Nozières. Rappelons que Rigaud avait également portraituré l'arrière grand-père Pierre Savalete en 1692 ainsi que le grand-père de notre modèle, Thiroux de Lailly.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan