COLBERT Jean Jules Armand

Catégorie: Portraits
Année : 1690

 

*P.207

Âge du modèle : 26 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1690 pour 115 livres (ms. 624, f° 6 : « Mons[ieu]r le marquis de Blainville »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 23, 24 ; Perreau, 2013, cat. *P.207, p. 87.

Copies et travaux :

  • 1690 : « Une [copie] de Mons[ieu]r Le marquis de Blainville » pour 69 livres (ms. 624, f°6).

Fils de Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay (1619-1683) et de Marie Charron de Menars (1630-1687), Jean-Jules-Armand Colbert (1664-1704), lieutenant général, marquis de Blainville était le frère de Marie-Anne Colbert (1665-1750) qui épousa Louis de Rochechouart, marquis de Mortemart (1663-1688) mais également d’Henriette-Louise Colbert (née vers 1660) unie à Paul de Beauvilliers (1648-1714), de Jacques-Nicolas Colbert (1654-1707), archevêque de Rouen [*P.473], de Jeanne-Marie-Thérèse Colbert (1650-1732) qui épousa Charles-Honoré d’Albert (1646-1712), duc de Chevreuse et de Jean-Baptiste Colbert (1651-1690), marquis de Seignelay époux successivement de Marguerite-Marie d’Alègre, marquise d’Alègre (1660-1678) et de Catherine-Thérèse Goyon de Matignon (1662-1699). Cette mise au point s’avère nécessaire afin de resituer les membres de la famille Colbert, clients privilégiés de Rigaud.

Le marquis de Blainville avait, quant à lui, épousé le 25 juillet 1682 Gabrielle de Rochechouart-Mortemart de Tonnay-Charente (1665-1750), fille de Jean-Claude de Rochechouart (1652-1672) et de Marie Phélypeaux (morte en 1681), poursuivant ainsi l’intégration des Colbert à la noblesse par les mariages. Quatrième fils du grand Colbert, il porta d’abord le titre de marquis d’Ormoy. Le 28 mars 1674, il fut pourvu de la charge de surintendant des bâtiments, en survivance de son père. Le 30 janvier 1685, il acheta la charge de grand maître des cérémonies, laissée vacante par le marquis de Rhodes ce que confirme Saint-Simon :

« Blainville, beau-frère de M. de Chevreuse, qui n'était pas duc en 1664, mais qui était à la cour, et fils du duc de Luynes, qui agit lors avec les autres, était grand maître des cérémonies, charge qu'il avait eue de M. de Rhodes ; ainsi il ne fut question que du registre de Sainctot » (Mémoires, II, 5).

Mais cette charge lui déplut rapidement car il était fait pour la guerre. Capitaine au régiment de Picardie, colonel au régiment de Foix (1684), il fut blessé à Steenkerque. Dès qu’il eut vendu sa charge, Blainville repartit en campagne en 1701 durant la guerre de Succession d’Espagne. Le 29 janvier 1702, il fut fait maréchal de camp. Il se couvrit de gloire à la défense de Kaiserswerth assiégé par le prince de Nassau, les Prussiens et les Palatins. À la suite d’une capitulation honorable, il sera fait lieutenant général en avril. Dangeau écrira à cette occasion : « On ne peut rien ajouter aux louanges qu’on lui donne. Il commanda à Namur et mourut des blessures reçues à Höchstädt où il avait le commandement de toute l’infanterie, sans avoir pu devenir maréchal de France ».

Il était cousin germain de Marie-Thérèse Colbert, également peinte en 1690 [*P.203].

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan