BEAUVILLIERS Paul de

Catégorie: Portraits
Année : 1694

 

*P.322

Âge du modèle : 45 ans

Huile sur toile
dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1693 pour 367 livres et 10 sols (ms. 624, f° 8 v° : « Mons[ieu]r le duc de Beauvillier [rajout : Beauviliers] »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 175, 200 ; Paignon-Dijonval, 1810, p. 261 ; Roman, 1919, p. 34, 36, 53 ; Perreau, 2013, cat. *P.322, p. 103-104.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile, suiveur de Rigaud, H. 77 ; L. 60 cm. Versailles, musée national du château, MV3571 [=maréchal de Luxembourg].
  • 2. Huile sur toile, suiveur de Rigaud, H. 90 ; L. 75 cm. Saint-Aignan, hôpital. Inv. PM41 000413.
  • 3. Huile sur toile ovale d’après Rigaud, H. 75 L. 54 cm. Précigné, château de Bois-Dauphin, v. 1955 (coll. Baronne d’Ussel-Rougé) [inédit].
  • 4. Gravé par Simon Thomassin, 1695. Hulst la décrit comme un « buste pris dans un tableau où la figure va jusqu’aux genoux. L’inscription ci-dessus donnée au hasard ; celle de l’estampe peut être différente. » Dans la bordure de l’ovale, la lettre suivante : « Paul de Beauvilliers duc de St Aignan pair de France ». Sous l’ovale, dans la corniche et de part et d’autre d’un cartouche aux armes : « Offerebat Humillimus et Obsequentisss servus Simon Thomassin ». Au dessus, à droite, sur le plat du socle : « S. Thomassin sculpsit 1695 ». Sous le trait carré en bas : « Se vend à Paris, chez ledit Thomassin Rue St Jacques à l’Annonciation vis à vis la rue du Plâtre ». Deux états connus.
  • 5. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 81 ; L. 65 cm (anciennement ovale), vente Paris, hôtel Drouot, Delvaux, 12 décembre 2014, lot 72 (« école française du XVIIIème siècle, suiveur de Jean Baptiste Santerre) ; Bruxelles, collection privée.

Copies et travaux :

  • 1693 : « Deux Coppies de M[onsieu]r. Le Duc de Beauvillier » pour 100 livres (ms. 624, f°9).
  • 1696 : « Deux [copies] de mons[ieu]r Le Duc de Beauvillier » pour 84 livres (ms. 624, f°12 v°).

Portrait de Paul de Beauvilliers (1648-1714), Comte puis Duc de Saint-Aignan dit « de Beauvilliers » (1679) et Pair de France, Comte de Buzançais, de Montrésor, de Chaumont et de Palluau, Baron de La Ferté-Hubert et Seigneur de Vaucresson, l’un des fils de François-Honorat de Beauvilliers (1607-1687), duc de Saint-Aignan. Le duc de Beauvilliers reçut de nombreux titres et charges honorifiques telles celle de président du conseil des finances (1685), précepteur du duc de Bourgogne (1689), du duc d’Anjou (1690) et du duc de Berry (1693) tous trois petit-fils de Louis XIV. C’est peut-être à l’occasion de cette dernière nomination qu’il se décida à solliciter Rigaud.

Saint-Simon, grand ami du duc, nous a livré un portrait sans doute très proche de celui qu’aurait pu fixer le peintre : « Il était grand, fort maigre, le visage long et coloré, un fort grand nez aquilin, la bouche enfoncée, des yeux d’esprit et perçants, le sourire agréable, l’air fort doux, mais ordinairement fort sérieux et concentré. Il était né vif, bouillant, emporté, aimant tous les plaisirs. Beaucoup d’esprit naturel, le sens extrêmement droit, une grande justesse, souvent trop de précision ; l’énonciation aisée, agréable, exacte, naturelle, l’appréhension vive, le discernement bon, une sagesse singulière, une prévoyance qui s’étendait vastement, mais sans s’égarer ; une simplicité et une sagacité extrêmes et qui ne se nuisaient point l’une à l’autre. Doux, modeste, égal, poli avec distinction, assez prévenant, d’un accès facile et honnête jusqu’aux plus petites gens » (Mémoires, IV, 24). Paul de Beauvilliers avait épousé depuis le 20 janvier 1671, Henriette-Louise Colbert (née vers 1660), fille de Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay et de Marie Charron de Ménars. Selon Roman, la toile originale était dans la collection Talleyrand qui fut vendue à Paris le 29 mai 1899, mais ses dimensions (H. 80 ; L. 65 cm), ne correspondent pas au prix payé en 1693.

Voir le portrait de la nièce du modèle, Marie-Françoise, peinte en 1703 [*PC.789] ainsi que celui de son fils en 1722.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan