LEGENDRE DE LORMOY Antoine François Gaspard

Catégorie: Portraits
Année : 1710

 

*P.1061

Âge du modèle : 42 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues (buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1710 pour 150 livres (ms. 624, f° 29 : « M[onsieu]r le Gendre intendant de Montauban »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 150, 153, 154, 155, 170, 173 ; Perreau, 2013, cat. *P.1061, p. 218.

Copies et travaux :

  • 1710 : « Trois coppies de M[onsieu]r Le Gendre, int[endan]t de Montauban » pour 225 livres (ms. 624, f°31 v°).
  • 1710 : Leprieur reçoit 24 livres pour « un buste de M[onsieur] Le Gendre » et 24 autres pour « deux testes de M[onsieur] Legendre » (ms. 625, f°26 v°).
  • 1710 : Bailleul reçoit 20 livres pour « deux habillements aux copies de M[onsieu]r Le Gendre » (ms. 625, f°27).
  • 1713 : « Deux [copies] de M[onsieu]r Le Gendre, int[endan]t de Montauban » pour 150 livres (ms. 624 f°35 v°).
  • 1714 : Bailleul reçoit 24 livres pour « deux testes de M[onsieu]r Le Gendre » (ms. 625, f°30 v°). 

« [...] M. Le Gendre, conseiller au Parlement, maître des requêtes, ensuite intendant, et mort à Paris, conseiller d’Etat, homme d’esprit, fort aimable, fut regretté de tout Paris. Il était connu par sa gaieté. Sa belle-fille m’a conté qu’il fut frappé d’une attaque qui dégénéra en catalepsie ; il mourut au bout de onze jours, et sa fureur était de reconduire tous ceux qui venaient le voir. Ce M. Le Gendre fut intendant de Montauban ; il avait donné son nom à une porte triomphale que j’ai encore vue dans cette ville. Veuf de bonne heure, il se remaria avec M[ada]me de Malartic. Ils avaient l’un et l’autre des enfants, et ma belle-mère, en raison de cette alliance, a élevé tous les enfants Malartic [...] ».

Ainsi se livrait de comte Durfort de Cheverny dans ses Mémoires, nous laissant un charmant portrait de son aïeul (I, p. 156). Pour la seconde fois, après un premier portrait en buste en 1695, Antoine François Gaspard Legendre de Lormoy (1668-1740), seigneur d’Ons-en-Bray, repasse dans l’atelier de Rigaud pour ce qui devait être un simple buste, compte tenu du prix de 150 livres. C’est qu’en ces années 1710, il officiait depuis presque onze ans comme intendant de la Généralité de Montauban, poste qu’il occupera jusqu’en 1713, date à laquelle il est disgrâcié. En 1716, il sera transféré à l’intendance « de police, justice et finances de Béarn, Basse-Navarre et généralité d’Auch », par suite de la suppression de l’intendance de Pau et du dédoublement de celle de Guyenne. En place jusqu'en 1718 il passe à Tours, avant d'être nommé conseiller d'État. Deumeurant, en 1710, en l’hostel de la Trillère, sur la paroisse Saint-Eustache, l’Intendant se déleste, le 15 février de la même année, de son fief de Lormoy au profit de l’oncle de son épouse, Christophe Pajot, seigneur de Launay et de Saint-Michel-sur-Orge, abbé de la Chassaigne et de Valsainte, « conseiller du roy en sa cour de parlement séant en la grande chambre, demeurant à Paris, rue du Bourdonnais, paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois ». Au passage, il empoche près de 78000 livres pour le fief et 6000 livres pour les meubles.

Le couple formé par Monsieur Legendre et Marie Anne Pajot eut notamment le célèbre Paul-Gaspard-François Legendre de Lormoy (1er février 1696 – 30 avril 1746), conseiller au parlement (2 juin 1718), président à la chambre des comptes (30 août 1736) et qui succéda à son père dans les fonctions d’intendant à Tours (1717-1721) et de maître des requêtes.

Veuf de bonne heure, Antoine François Gaspard contractera une seconde union, le 5 décembre 1713 à Montauban, avec Louise de Vieillevigne-Malartic, personnage que nous retrouverons chez Rigaud en 1715. Toujours selon Dufort de Cheverny, « M. Pajot d'Ons-en-Bray [Léon II Pajot], ne se voyant que des collatéraux, et une fortune immense, fit son testament, laissa ses propres à ses héritiers, et à chacune des filles [dont sa femme, Marie-Anne Edmée] de M. le président Le Gendre [Paul-Gaspard-François] la somme de quarante-cinq mille livres par donation, en outre de leurs droits, comme un faible dédommagement de la fortune qu'il faisait passer à leur oncle. Il institua M. Le Gendre de Lormoy son légataire universel, à condition qu'il porterait le nom de la terre d'Ons-en-Bray, dont il lui donnait la propriété. »

Poser une question à propos de cette oeuvre
Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan