PAJOT LEGENDRE Marie Anne

Catégorie: Portraits
Année : 1703

 

*P.823

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1703 pour 150 livres (ms. 624, f° 21 v° : « Mad[am]e Le Gendre, M[aîtres]se des Requestes ») ; nouvelle inscription aux livres de comptes en 1704 pour la même somme (ms. 624, f° 22 v° : « Mad[am]e Le Gendre, maitresse des Requestes).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 97, 103, 109, 110, 112 ; Perreau, 2013, cat. *P.823, p. 180.

Copies et travaux : 

  • 1704 : Bailleul touche 7 livres pour avoir « habillé M[adam]e Legendres », sans doute de l'original (ms. 625, f° 16 v°).
  • 1704 : Fontaine reçoit 7 livres pour « une tête de M[adam]e Legendre Pajot »  (ms. 625, f° 16 v°). 
  • 1704 : « Une [copie] de Mad[adam]e Legendre, maitresse des requestes » pour 75 livres (ms. 624, f°23).
  • 1704 : Bailleul touche 7 livres pour avoir réalisé « l’habillé de M[adam]e Le Gendre, de la copie » (ms. 625, f°17).

Selon Jean-Nicolas Dufort de Cheverny, dont l’épouse, Anne-Marie Edmée était une Le Gendre, Marie-Anne Pajot (morte en 1709), « était la sœur du fameux Pajot d’Ons-en-Bray [Léon-Louis Pajot (1678-1754)], à la tête des postes et connu par son cabinet d’histoire naturelle », c’est à dire la grand-mère paternelle de Madame Durfort. Elle était ainsi la fille de Léon II Pajot (1647-1708), chevalier, comte d’Ons-en-Bray, contrôleur général des Postes et relais de France, écuyer, conseiller du roi, seigneur de Villeperot, Saint-Aubin et Villiers (titré pour ce dernier en 1706), lequel avait épousé en février 1675 Marie-Anne Rouillé d’Orfeuil (morte le 12 avril 1694), issue d’une famille qui tint un rang important dans la noblesse de robe, avec un ministre et secrétaire d’Etat, quatre surintendants ou contrôleurs généraux des postes, plusieurs conseillers d’Etat (voir Favre-Lejeune, II, p. 1184). La famille Pajot était originaire de Pont-sur-Seine, « de condition encore modeste sous Louis XIII, qui connut dans les postes et relais de France, une fortune analogue à celle des Rouillé d'Orfeuil, à laquelle elle s'allia en 1675. Elle forma plusieurs rameaux, qui se distinguèrent dans la robe, l'administration des postes, et les armées du roi (op. cit. p. 1029). »

Notre modèle avait épousé, le 13 mai 1695, Antoine-François-Gaspard Legendre de Lormoy, seigneur d’Ons-en-Bray, maître des requêtes, peint par Rigaud en 1695 et 1710. La mention rapportée en 1704 dans les livres de comptes, d’un autre portrait de Madame Le Gendre, « maitresse des requestes » pour 150 livres est sans doute un double emploi. Aussi l’avons-nous réunie à la première. La mention d’une copie par Prieur, en 1702, de la « présidente d’Osembrez » ne semble pas devoir se rapporter au présent modèle. En effet, seul Paul-Gaspard Le Gendre (1696-1746), fils aîné d’Antoine François Gaspard, officia comme président à la chambre des comptes. Avant lui, seule la charge de maître des requêtes était entre les mains de ses aïeux. On renverra, en 1689, à l’effigie de la la marquise d’Ons-en-Bray, épouse du président Bauquemare. 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan