SILVA Jean-Baptiste

Catégorie: Portraits
Année : 1741

 

P.1431

Âge du modèle : 59 ans

Huile sur toile
H. 82 ; L. 65.
Berlin, ancienne collection du comte de Seckendorff (av. 1940).

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1741 pour 600 livres (ms. 624, f° 46, rajout de Hulst : « M. Sylva (Jean-Baptiste), docteur régent de la faculté de paris, médecin consultant du roi, etc. Peint et gravé aux frais de M[onsieu]r de Boullogne »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 199 ; Crayen, 1789, n° 52, p. 27 ; Portalis et Béraldi, 1880-1882, II, p. 168 (n° 32) ; ibid. III, p. 525 (n° 53) ; cat. exp. Berlin, 1910, n° 117 ; Legrand, 1911, cat. n° 125, pl. 24 ; Roman, 1919, p. 219 ; Perreau, 2013, cat. *P.1431, p. 301.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 79 ; L. 64. Anciennement à Paris, faculté de médecine (détruit dans un incendie).
  • 2a. Gravé par Georg Friedrich Schmidt en 1742 (H. 47,5 ; L. 34) : « Jean Baptiste Silva, / Ecuyer, Docteur Régent de la Faculté / de Médecine en l’Université de Paris, / Médecin consultant du ROY. Et ordinaire / de S.A.S. Mgr le PRINCE DE CONDE. » Au bas à gauche, quelques livres. Le signet de l’un d’eux porte, en caractères minuscule : « Schmidt / sculp. » Au bas à gauche, signé : « Peint par Hyacinthe Rigaud, Chevalier de l’ordre de Saint-Michel. » Àdroite : « Gravé à Paris par G. F. Schmidt graveur du Roy en 1742. »
  • 2b. Gravé par Étienne Ficquet vers 1765, dans un ovale, buste tourné vers la droite (H. 17 ; L. 12). Sur le plat du socle, de part et d’autre de l’ovale, respectivement à gauche et à droite : « Hyacinthe Rigaud pinxit – Ficquet sculpsit. » Dans le cartouche, en bas : « JEAN BAPTISTE SILVA / Ecuyer Docteur en Médecine de la Faculté de Montpellier / Docteur Régent de la Faculté en l’Université de Paris / Médecin Consultant du Roy et de S. A. S. Monseigr. / le Prince de Condé. Né à Bordeaux le 13 janvier / 1682. Décédé à Paris le 19 Août 1742. »
  • 2c. Gravé par Gilles-Edme Petit dans un ovale, buste tourné vers la droite. Dans un cartouche sous l’ovale : « Jean-Baptiste Silva, / Ecuyer, Docteur Régent de la / faculté de Médecine en l’Université de / Paris, Médecin du Roy et ordinaire / du Prince de Condé. » À gauche du cartouche : « H. Rigaud p. 1740. » Sous le cartouche : « Né à Bourdeaux le 13. Janvier 1682. mort à Paris le 9. Aoust 1742. » En bas de l’estampe, dans un autre cartouche : « Il charmoit les Esprits par ses traits éloquents / Et portoit dans ses mains les trésors de la vie / Admiré du Public, et admiré des Grands / Il se rendit célèbre et terrassa l’envie. / M. Daquin. »
  • 2d. Gravé par Johann Martin Bernigeroth sans date (H. 14,7 ; L. 8,9). Dans un ovale à droite. En dessous, la lettre suivante : « Johann Battista Silva… ».

Descriptif :

Membre d’une famille juive d’apothicaires d’origine espagnole, réfugiée depuis le XVe siècle à Bordeaux, où il s’installèrent et officièrent par lettres patentes, Jean-Baptiste Silva est probablement l’une des figures marquantes de la médecine moderne, « un de ces médecins que Molière n’eût pu ni ôsé rendre ridicules » selon les propres mots de Voltaire qui le pratiquait. Né à Bordeaux le 13 janvier 1682, il étudia la médecine à Montpellier et fut reçu docteur en 1701. Il se rendit ensuite à Paris et Chirac le fit connaître à la cour. Ayant été appelé à donner son avis sur la maladie du roi en 1721, il conseilla une saignée du pied qui réussit. On lui doit à cette occasion, un Traité de l'usage des différentes sortes de saignées, principalement de celles du pied resté célèbre (1727). Dès lors, la fortune lui sourit. Il mourut le 19 août 1742. 

Hulst mentionnait la confection du portrait de Jean-Baptiste Silva (1682-1742), célèbre médecin royal en 1740 et celle de la gravure de Schmidt en 1742, « buste sans main, avec un accompagnement d’architecture de livres, […] pour décorer l’estampe. Le portrait peint et gravé aux dépens de M. de Boullongne. » Le commanditaire peut être identifié comme Jean-Louis de Boullongne [*P.1395]. Le fait que Schmidt ait ajouté sa signature sur le signet qui dépasse d’un livre posé sur le plat, sous la fenêtre à gauche, indique qu’il fut l’auteur du décorum de l’estampe.

 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan