ANONYME

Catégorie: Portraits
Année : 1694

 

P.382

Huile sur toile
H. 163 ; L. 130 cm
États-Unis, collection particulière (Galerie Wildenstein).

Daté et signé en bas à droite : fait par hyacinthe Rigaud / 1694.

Historique :

Collection marquise de Montault, château de la Ferté-Fresnel ; vente, Paris, hôtel Drouot, 21-22 mai 1906, lot 188 ; coll. marquis Henri de Loys-Chandieu ; vente succession de Mme P*** [Agnès de Pourtalès (1870-1930)], Paris, Ader, Galerie Charpentier, 6 décembre 1952, lot 17.

Bibliographie :

Perreau, 2004, p. 41, 227, note 58 ill. [Anonyme], note 58, ill. p. 42, fig. 27 ; Baillio, 2005, n° 38, p. 142-144 [Portrait of a man] ; Perreau, 2013, cat. P.382, p. 110-111 [Anonyme, Laugeois d'Imbercourt ?] ; James-Sarazin, 2016, II, cat. P.414, p. 143 [Laugeois d'Imbercourt].

Expositions :

Wildenstein & Co, 2005-2006, n°38.

Anciennement dit « portrait de Jules Hardouin-Mansart », ce bel homme jeune, dans la jeune vaingtaine, est vu en déshabillé décontracté avec, là encore, sa chaconne dénouée. Joseph Baillio, avec lequel nous avions échangé sur la possible identification du portrait, en amont de sa publication de 2005, avait été séduit par l'idée d'une possible effigie de Jean-Baptiste Laugeois d’Imbercourt peint en cette même année 1694 pour 440 livres.

Mais il savait, comme nous le lui avions rappelé, qu'une attribution ne pouvait se faire sur une simple concordance d'âge et que, si Leaugois, avait payé pour un grand portrait, il ne s'agissait par nécéssairement de celui de la Galerie Wildenstein. Les indices sont en effet encore bien minces pour relier de façon irréfutable le beau portrait de la collection Wildenstein au profil de Laugeois d'Imbercourt. On ne possède aucune trace d'un quelconque portrait dans l'inventaire après décès du modèle, ce qui n'est pas une surprise en soi puisque l'on sait que ces effigies n'étaient pas prisés mais juste tirés pour mémoire, quand ils n'avaient pas été distribués auparavant à des proches... La prudence de Joseph Baillo était donc de bon aloi et nous l'avions suivie sans ambages, nous « gardant bien de conclure » à des hypothèses par trop hâtives.

Malgré l'absence d'éléments historiques probants, James-Sarazin, fait une assimilation plus directe entre le portrait d'homme de la Galerie Wildenstein et l'effigie de Laugeois d'Imbercourt. Selon l'historienne, la confection similaire de 1694, la jeunesse du modèle et la grandeur de la composition suffiraient à identifier ici Laugeois, avouant cependant des réticences que « seuls de nouveaux éléments [...] pourront définitivement lever [...] ou orienter vers d'autres pistes. » Toutefois, nombreux sont les tableaux autographes du maître qui furent oubliés des comptes de l'artiste, aussi est-il imprudent d'avancer une identité plutôt qu'une autre pour ce portrait...

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan