HARCOURT BEUVRON Henri d'

Catégorie: Portraits
Année : 1694

 

*P.349

Âge du modèle : 40 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1694 pour 120 livres (ms. 624, f° 9 v° : « Mons[ieu]r le maréchal [sic] d’harcourt »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 176 ; Roman, 1919, p. 37 ; Soulange-Boudin, 1928, pl. 34 ; Corp, 1995, note 68, p. 60 ; Perreau, 2004, p. 205 ; Marcheteau de Quincay, 2006, p. 19-20 ; Perreau, 2013, cat. P.349, p. 106-107.

Œuvres en rapport :

  • 1. Gravé par Jacques Chéreau le jeune sans date, en 1727 selon Huslt, « buste sans mains, l’estampe du format d’un in-douze », dans un ovale de pierre avec la lettre suivante : « HENRY DE HARCOURT / Duc et Pair, Maréchal / de France / Né le 2 avril 1654, Mort le 17 octobre 1718 ». Sous le cadre : « Hya.the Rigaud pinx. / Chéreau jun. S.c ». En bas : « A Paris chez Odieuvre, quai de l’Ecole vis-à-vis la Samarite à la belle Image. C. P. R ».
  • 2. Huile sur toile d'après Rigaud. H. 81,5 ; L. 64,5. Vente Varenne Saint Hilaire, Hôtel des ventes, Lombail & Teucquam, 15 février 2014, lot. 88. 
  • 3. Minature en ovale, peinte à l'huile sur panneau, H. 12,5 ; L.10,7 cm. Vente Paris, Chayette & Cheval, 27 janvier 2017, lot. 55 [décrit comme un « portrait en buste de 3/4 d'un aristocrate en arme. Début du 18ème siècle, époque Régence »].

La récente réapparition d'une copie peinte du premier portrait d’Henri, duc d’Harcourt-Beuvron (1654-1718) permet de parfaitement coincider avec l'estampe de Chéreau et de réattribuer un nouveau numéro de catalogue au grand format anciennement au château de Thury Harcourt. Peinte probablement vers 1697 sur le modèle du portrait du Grand Dauphin, cette version est une extrapolation et une actualisation du visage du duc mais dans une attritude plus gratifiante qu'un simple buste. 

Néanmoins, en 1694, Harcourt avait déjà choisi une pose martiale, en armure, le bras tendu vers l'extérieur de la composition. N'ayant été nommé maréchal de France qu'en 1703, on peut légitimement penser que la mention de ce titre dans l'intitulé du portrait inscrit dans les livres de comptes ait pu être noté tardivement, par usage de ce même titre.

L’année de son portrait, le modèle commande également à Rigaud une copie de l’effigie du roi valant 120 livres (ms. 624, f°10 : « Une coppie du Roy pour m[onsieu]r le m[aréch]al D’harcourt »), puis, en 1698, une en pied valant 600 livres (ms. 624, f°15 v° : « une en pied du Roy pour m[onsieu]r le m[arech]al d’harourt »).


[1] Lors de l’inventaire après décès de Jean Beix de Rochebrune (5 février 1703 ; A.N., m.c., ET/XCI/555. Notaire Jean Carnot), Pierre Drevet est nommé pour l’estimation des gravures. Il y dénombre notamment « 6 f[euillets] de [gravures du] Portrait du Comte d’Harcout 26 L ».

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan