NOAILLES Jean-Baptiste François

Catégorie: Portraits
Année : 1691

 

P.225

Âge du modèle : 33 ans

Huile sur toile ovale
H. 70 ; L. 65.
Italie, Collection particulière

Sign. v° : « fait par Hyacinthe Rigaud, à Paris en 1691 ».
Inscr. v° : « Le marqis de Noailles »

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1691 pour 164 livres et 10 sols (ms. 624, f° 6 v° : « Mons[ieu]r le marquis de Noailles »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 25 [loc. inc.] ; Perreau, 2013, cat. P.225, p. 90.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile ovale (Rigaud et atelier), 1691, H. 63 ; L. 53. France, Collection particulière [inédit] (Paris, gal. Baulme ; acq. 2012).

C'est à la faveur d'une très récente restauration que nous avons pu confirmer l'identification du portrait du marquis de Noailles, dont deux exemplaires sont aujourd'hui connus. Le modèle, devenu anonyme avec le temps, n'était jusqu'ici connu que par sa version vendue par la galerie Baulme. Une seconde version, légèrement plus grande, a pu retrouver son identité grâce au retrait d'un ancien rentoilage réalisé au début du siècle dernier, et qui découvrit une inscription et une signature jusqu'ici restées inédites. James-Sarazin, reprenant notre identification, se trompe en indiquant que les archives Gallenkamp à New York connaissait la dénomination de cette inscription qui ne pouvait être connue du chercheur américain.

Brigadier, maréchal de camp, Jean-Baptiste François de Noailles (1658-1696) était l’un des enfants d’Anne de Noailles (1618-1678), comte d’Ayen, duc de Noailles (1663), marquis de Montclar et de Mouchy, baron de Malemort et de Chambes, Pair de France (décembre 1663) et de Louise Boyer de Sainte-Geneviève-des-Bois (1631-1697). Il était ainsi le frère de Louise-Anne, marquise de Lavardin, du maréchal Anne-Jules et du cardinal Louis-Antoine.

Notre modèle mourut prématurément de la petite vérole alors qu’il servait en Flandres : « Le duc son frère eut pour un de ses fils enfant la lieutenance générale d'Auvergne, qu'il avait » nous rapporte Saint-Simon (Mémoires, 1696, I, 21). Le château de Parentignat conserve, dans les collections du marquis de Lastic, un beau portrait de famille dû au pinceau de Largillierre et figurant la marquise accompagnée de deux de ses filles, sorte d’hommage à son époux décédé dont le portrait par le même artiste (ou par Rigaud ?) est également représenté (Brême, 2004, p. 155, repr.).

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan