BOURBON Philippe de

Catégorie: Portraits
Année : 1690

 

P.200

Âge du modèle : 35 ans

Huile sur toile
H. 81 ; L.  65 cm
Bruxelles, commerce d’art, v. 1925

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1690 pour 115 livres (ms. 624, f° 5 v° : « Mons[ieu]r le Grand prieur de france »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 23, 80, 81, 83 ; Perreau, 2013, cat. P. 200, p. 86.

Philippe de Bourbon (1655-1727), Grand Prieur de l’ordre de France (1678), dit « le Grand Prieur de Vendôme », duc de Vendôme (1727), fils de Louis de Bourbon (1612-1669) et de Laure Mancini (1636-1657), duchesse de Mercœur. Il était également le frère de Jules-César (1657-1660) et de Louis-Joseph (1654-1712). La branche des Vendôme était représentée à cette époque par le fils de César, François de Bourbon, duc de Beaufort (1616-1669), par Louis-Joseph de Bourbon (1654-1712), grand-duc de Vendôme, duc d’Etampes, peint d’ailleurs par le catalan en 1698 [*PC.543], frère de notre modèle et s’achèvera avec le Prieur de Vendôme.

Saint-Simon ne se cachait pas de la répulsion que lui inspirait le Grand Prieur : « Il avait tous les vices de son frère. Sur la débauche il avait de plus que lui d’être au poil et à la plume, et d’avoir l'avantage de ne s'être jamais couché le soir depuis trente ans que porté dans son lit ivre mort, coutume à laquelle il fut fidèle le reste de sa vie. Il n’avait aucune partie de général ; sa poltronnerie reconnue était soutenue d'une audace qui révoltait ; plus glorieux encore que son frère, il allait à l’insolence, et pour cela même ne voyait que des subalternes obscurs ; menteur, escroc, fripon, voleur, comme on l’a vu sur les affaires de son frère, malhonnête homme jusque dans la moelle des os qu'il avait perdus de vérole, suprêmement avantageux et singulièrement bas et flatteur aux gens dont il avait besoin, et prêt à tout faire et à tout souffrir pour un écu, avec cela le plus désordonné et le plus grand dissipateur du monde. Il avait beaucoup d’esprit et une figure parfaite en sa jeunesse, avec un visage autrefois singulièrement beau. En tout, la plus vile, la plus méprisable et en même temps la plus dangereuse créature qu’il fût possible » (Mémoires, V, 8).

Les différents tarifs pratiqués pour les copies de 1700 semblent correspondre à un second portrait non inscrit aux livres de comptes. En effet, les 115 livres payées en 1690 équivalaient à un simple buste. Les travaux de 1700 semblent correspondre à un autre portrait. En 1919, Roman signalait un portrait du Grand Prieur, attribué peut-être à tort à Jean Raoux, chez M. Allard à Paris. Les différents tarifs pratiqués pour les copies de 1700 semblent correspondre à un second portrait non inscrit aux livres de comptes. En effet, les 115 livres payées en 1690 équivalaient à un simple buste.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan