VENDÔME Louis Joseph de

Catégorie: Portraits
Année : 1698

 

*PC.543

Âge du modèle : 44 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues (à mi-corps)
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1698 sans le prix (ms. 624, f° 14 v°, rajout de Hulst : « M[onsieur] le duc de Vendome. Le fonds de J. Parrocel »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 180, 200 ; Roman, 1919, p. 63, 68, 69, 74, 76, 77 ; Delaplanche, 2006, cat. PP. 8, p. 224 ; Marcheteau de Quincay, 2006, P. 15-16 ; James-Sarazin, 2009/1, p. 120 (cat. 40 gr. Dupin) ; Perreau, 2013, cat. *PC.543, p. 136.

Œuvres en rapport :

  • 1a. Gravé par Pierre Dupin (sans date) « buste sans mains, du format de ceux de la collection Odieuvre, pris dans un tableau de plus grand composition, la même que celle du portrait ci-dessus du maréchal de Villeroy » d’après Hulst.
  • 1b. Gravé par Étienne Jehandiers Desrochers, sans date, dans un ovale à droite avec la lettre suivante dans la bordure : « LOUIS IOSEPH DUC DE VENDOME GENERAL DES GALERES ET GENERALME DES ARMEES DE SA MATE ». Sur le rebord de la tablette : « R. F. Gravé par E. Desrochers et se vent chez luy à Paris rue St Jacques au Mecenas ». Dessous, dans le cartouche, des vers de Gacon : « Contre ce grand Guerrier l’Ennemi vit cent fois / sa valeur inutile, ou sa ruse trompée. / Et convient qu’aujourd’hui de l’Empire François / Vendome n’est pas moins le Bouclier que l’Epée / Gacon ».
  • 1c. Gravé par Nicolas Pitau, le jeune sans date. Toutefois, l’effigie reprise par ces deux derniers graveurs ne nous semble pas s’inspirer d’un modèle de Rigaud.
  • 1d. Gravé par un anonyme (plus petit que l’estampe de Dupin) après 1701.

Copies et travaux :

  • 1698 : « Une [copie] de m[onsieu]r Le Duc de vandosme » pour 168 livres (ms.624, f°15 v°).
  • 1698 : Parrocel reçoit 56 livres « pour le fonds de M[onsieu]r de vandosme et milord portland » (ms ; 625, f°5 v°).
  • 1699 : « Deux [copies] de m[onsieu]r Le Duc de Vandosme » pour 140 livres (ms. 624, f°16 v°) probablement les « deux copies M[onsieu]r Le Duc de vandome » faites par Leprieur la même année contre 32 livres (ms. 625, f°6 v°). L’aide d’atelier reçoit 25 livres supplémentaires pour avoir « finy le portrait de m[onsieu]r le Duc de vandosme » (ms. 625, f°7 v°)
  • 1699 : Ranc reçoit 14 livres pour avoir « Fini la cuirasse et les mains de M[onsieu]r de vandôme » d’une copie de l’année (ms. 624, f°16 v°).
  • 1700 : « Une [copie] de m[onsieu]r Le Duc de Vandosme p[ou]r m[onsieu]r fradet » pour 200 livres (ms. 624, f°18). Le commaditaire se fait peindre par Rigaud en 1699 [*P.600]
  • 1700 : « Une [copie] de m[onsieu]r Le Duc de Vandosme p[ou]r m[onsieu]r Croizat [Crozat] » pour 500 livres (ms. 624, f°18).
  • 1700 : Leprieur reçoit 8 livres pour avoir peint « la teste de Monsieur Le Duc de vandome » sur l’une des copies de l’année (ms. 625, f°7 v°). Il réalise également contre 100 livres une « une Copie de M[onsieu]r Devandosme en pied », probablement une extrapolation du buste original (ms. 625, f°8 v°).
  • 1700 : Viénot reçoit une somme inconnue pour « une Copie de M[onsei]g[neu]r De vandôme sur [toile de] 3 l[ivres] t[ournois] 10 s[ols] » et « une autre du Même en Buste » (ms. 625, f°9).

Commandant en Chef de l’Armée d’Espagne (1695), Louis-Joseph, duc de Vendôme (1654-1712) était également Vice-Roi de Catalogne (1697) ce qui lui fit sans doute choisir un peintre d’origine catalane. Bien que marqué sans prix, ce portrait devait être calqué sur celui du duc de Villeroy qui précède. Hulst en témoigne lorsqu’il décrit l’estampe de Dupin comme un « buste sans mains, du format de ceux de la collection Odieuvre, pris dans un tableau de plus grande composition, la même que celle du portrait ci-dessus du maréchal de Villeroy [P.542-4-b] ». D’ailleurs, en 1699, Jean Ranc est rétribué 14 livres pour avoir « fini la cuirasse et les mains de Mr de Vandôme ». L’année 1700 verra même la production de plusieurs copies dont une à 500 livres pour « M. Croizat », [Antoine Crozat (1655-1738), marquis du Chatel] sans doute faite par Leprieur qui est rétribué 100 livres pour « 1 copie de Mr le Vandosme en pied ». Toutefois, comme le souligne Christophe Marcheteau de Quincay, le fond ne devait probablement pas reprendre à l’identique la bataille de Parrocel utilisée pour le fils du roi car le duc de Vendôme ne prit pas part au siège de Philippsburg, commandant alors en Catalogne : « […] voilà M. de Vendôme qui va commander en Catalogne, et M. de Noailles qui revient pour faire achever son portrait chez Rigaud » (lettres de la marquise de Sévigné, 1695). Ayant reçu le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit en 1688, il est probable qu’il ait souhaité le faire figurer sur son effigie.

Un portrait en buste du duc conservé au musée de la Lunette à Morez, attribué à Largillierre mais très familier des postures du catalan pourrait servir de comparatif avec la présente mention (huile sur toile. H. 80 ; L. 64. Inv. 1877.001.0069. Acquis en 1877).

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan