NEUVILLE DE VILLEROY François-Catherine et François-Paul

Catégorie: Portraits
Année : 1690

 

*P.190

Âges des modèles : 13 et 14 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1690 pour 230 livres [prix pour un portrait] (ms. 624, f° 5 v° : « Mons[ieu]r et le chevalier de Villeroy et labbé »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 22 ; Perreau, 2013, cat. *P.190, p. 85 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.194 & *P.195, p. 70 [deux portraits distincts].

Cette curieuse dénomination pourrait faire penser que nous avons à faire à deux personnages distincts, comme l’indique la version des livres de comptes, conservé à la Bibliothèque de l’école Nationale des Beaux-Arts. En réalité il y a de fortes chances pour Rigaud ait peint un seul tableau comprenant deux figures : « le chevalier de Villeroy et son frère, l’abbé », tous deux âgés à cette date d’environ 13 ou 14 ans.

François-Catherine de Neuville, chevalier de Villeroy (mort en 1700) et son frère François-Paul de Neuville (1677-1731), docteur en Sorbonne, abbé de Fécamp (1698), archevêque de Lyon (1714), étaient deux des sept enfants du couple formé par le maréchal François, duc de Neuville de Villeroy et Marie-Marguerite de Cossé-Brissac (1648-1708), dame de Beaupréau. Le père de nos modèles, avait été le premier protecteur de l’Académie des Sciences et Belles-lettres de Lyon bientôt suivit en 1715, par François-Paul.

À partir de 1717, il accueille les séances académiques en son palais de Saint-Jean et est fort assidu aux exercices littéraires. Saint-Simon connaissait assez bien ces deux frères (Mémoires, II, 22) :

« Le chevalier de Villeroy se noya dans la capitane de Malte [vaisseau amiral], qui coula à fond en attaquant un bâtiment turc de quatorze pièces de canon. Spinola était le général, qui se sauva seul avec le chevalier de Saint-Germain et deux matelots ; tout le reste fut noyé. Ce chevalier de Villeroy était beau et bien fait, et n’avait nulle envie de faire ses caravanes ; mais le maréchal de Villeroy qui ne voulait qu’un aîné, qui destinait le second à l’Église pour en faire un archevêque de Lyon, et qui avait fort gaillardement marié une fille en Portugal et cloîtré les autres, força ce troisième fils à partir et eut tout lieu de s’en repentir. J’avais été élevé avec lui et avec l’abbé son frère, qui ne le valait pas à beaucoup près ».

Voir le portrait supposé d’une de leur sœur en 1693. Roman signalait un portrait du chevalier de Villeroy (mais sans l’attribuer à Rigaud) comme faisant partie de la collection du baron Sellière, vendue en 1910.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan