HALLENCOURT DE DROMESNIL Charles François de

Catégorie: Portraits
Année : 1711

 

PC.1140

Âge du modèle : 37 ans

Huile sur toile dans un ovale feint
H. 81 ; L. 65 cm
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1711 pour 150 livres (« M[onsieu]r l’évesque d’Authun de Dromesnil, [rajout :] depuis év[êque] De Verdun ») ; Vente Paris, hôtel Drouot (Boisgirard), 30 janvier 2009 (s.n.) ; vente Paris, Collin du Boccage, 21 juin 2019, lot 58 [« École française du XVIIIème siècle, portrait d'un ecclésiastique »].

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 158, 159, 162 ; Perreau, 2013, cat. PC.1140, p. 230.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile ovale d’après Rigaud. H. 76 ; L. 62 cm. Autun, musée Rollin. Inv. SE 17. Inscription sur le cadre : « Ch[a]rles F[ran]çois d’Hallencourt de Dromenil / Evêque d’Autun 1710-1721 ». Don de la Société Eudenne le 11 janvier 1955. Exp. Auxerre, Le jansénisme dans l’Yonne, mai-juillet 1986, cat. 246.
  • 2. Huile sur toile, suiveur de Rigaud, Verdun palais épiscopal, inv. PM55000809.

Copies et travaux :

  • 1711 : Le Comte reçoit 12 livres pour « une coppie de M[onsieu]r l’évesque d’Autun » et six autres pour l'« Habit de M[onsieu]r l’évesque d’Autun fait à l’original » (ms. 625, f°29 r°).
  • 1711 : « Une [copie] de M[onsieu]r l’évesque d’Authun » (ms. 624, f°33).

François-Charles de Hallencourt de Dromesnil (Neufville-sur-Ailette, 24 octobre 1674 – La Charité, 16 mars 1744), comte de Verdun et prince du Saint-Empire était le fils de Louis François de Hallencourt et de Nicole Françoise de Proisy. Aumonier du roi, il fut primitivement nommé à l’évêché d’Autun le 18 juillet 1710 si l’on en croit la Gazette de France, en remplacement de La Roquette. Mais, bien vite, le 1er juin 1721[1], il se voit nommer 93e évêque de Verdun, succédant ainsi à un précédent et énème modèle de Rigaud, Hippolyte de Béthune.

« […] le maréchal de Boufflers eut Autun pour son parent l’abbé de Dromesnil, qui passa depuis à Verdun, et y a bâti de fond en comble le plus vaste et le plus superbe palais épiscopal qu'il y ait en France » nous avoue Saint Simon dans ses Mémoires en 1710[2]. Cette concordance des temps expliquerait donc la production du portrait par Rigaud. Son palais, élaboré à partir de 1724 sur des plans de Robert de Cotte, lui vaut d’être surnommé le « maçon mitré ». À la fin de sa carrière, il fut nommé cardinal, le 9 décembre 1731 par le pape Clément XII. Abbé de l’abbaye d’Humières et de La Charité, il y meurt le 16 mars, agé de soisante dix neuf ans.

Correspondant tout à fait à son prix, ce buste sans les mains, figure le jeune évêque dans son habit de chœur, vêtu de la mozette violette d’été en moire. Pensé en ovale et mis au rectancle, le portrait original, passé anonymement à Drouot en 2009, montre une différence évidente de texture entre le vêtement, réalisé par Le Comte et le visage plus finement exécuté par le maître, ainsi que l'indique le paiement fait par Rigaud à son aide d'atelier, en 1711 : « pour l'Habit de M[onsieu]r l’évesque d’Autun fait à l’original ».

Son frère, le marquis de Dromesnil, sera peint à trois reprises par Rigaud, en 1694, en 1703 puis en 1706.


[1] La Gazette de France nous parle du 11 janvier

[2] 1710, Tome 8, chapitre 19.

Poser une question à propos de cette oeuvre
Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan