ROUSSEAU DE LA PARISIÈRE Jean-Jacques

Catégorie: Portraits
Année : 1711

 

*PC.1148

Âge du modèle : 44 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1711 pour 150 livres (ms. 624, f° 32 v° : « M[onsieu]r l’évesque de Nisme [rajout :] Rousseau de la Parisière. Hab[illement] rép[été] »).

Bibliographie :

Eudel, 1910, 83, 188 ; Roman, 1919, p. 159, 162 ; M. E. Bondurant, « les portraits des évêques Séguier, La Parisière et Colbert », dans Mémoires de l’Académie de Nîmes, VIIe Série, Tome XXXVI, Année 1913 ; oux, 1931, XI, p. 53, n° 46 ; Perreau, 2004, p. 211 ; Zeder, 2011, cat. 67, p. 124 ; Perreau, 2013, cat. *PC.1148, p. 231.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile attribuée à Rigaud. H. 78 ; L. 64 cm. Montpellier, musée Fabre. Inv. 37-2-2. Legs Albert Giniez (1937). En buste de trois quarts à gauche, vêtu de son camail doublé de rouge, avec croix pastorale et rabat blanc. Le tableau a été restauré récemment. Voir son état ancien.
  • 2. Gravé en buste apès 1736 par Jean-Baptiste Guélard (Peintre et graveur à l'eau-forte et au burin, qui travaillait à Paris au cours des années 1733-1755. H. 13 ; L 78 cm. Dans la bordure de l’ovale, la lettre suivante : « JEAN CESAR ROUSSEAU DE LA PARISIERE, EVEQUE DE NIMES, MORT LE 15 NOVEMBRE 1736 ». Sur le plat du socle, de part et d’autre d’une composition aux armes : « H. Rigaud Pinx. - Guétard sculp ». Voir Roux, 1931, XI, p. 53, n°46 : « Jean César Rousseau de la Parisière Evêque de Nimes, mort le 15 novembre 1736. » En buste, tourné à g., le visage presque de face. Bordure ovale reposant sur un socle, fond rectangulaire. Sur le socle, centré d'un cartouche aux armes : « H. Rigaud Pinx. — Guélard Sculp. » Deux épr., M 3 et N 2

Copies et travaux :

  • 1711 : Bailleul reçoit 12 livres pour avoir « Habillé l’évesque de Nismes », sans doute l'original (ms. 625, f° 29 v°).
  • 1711 : « Une [copie] de M[onsieu]r l’évesque de Nisme » pour 75 livres (ms. 624, f°33).
  • 1711 : Bailleul reçoit 24 livres pour « une coppie de l’évesque de Nismes » (ms. 625, f° 29 v°).

Jules-César VIII Rousseau de la Parisière (Poitiers, 1667 – Nîmes, 1736), fut évêque de Nîmes de 1710 à sa mort. « Il précha avec succès et on a imprimé en 1740 ses Sermons Panégyriques et Mandemens en 2 volumes. Ce prélat étoit de plus littérateur. Une harangue qu'il prononça devant le Roi le 17 septembre 1730 comme membre de l'assemblée du clergé servit de prétexte à des clameurs ridicules. Des gens qui vantoient leur zèle pour la religion lui reprochèrent d'avoir dit que le règne de S.M. est fondé sur la catholicité et doit toujours se soutenir par les mêmes principes. Cette proposition qui a un sens très religieux et très vrai blessa ces catholiques scrupuleux. » [1]

Le duc de Saint-Simon ne semble pas avoir été tendre avec ce prélat en profitant pour louer son prédécesseur Fléchier, également peint par Rigaud : « Nîmes fut donné à l'abbé de La Parisière, qui le paya bien à son protecteur, et qui se rendit aussi célèbre en forfaits que Fléchier, son prédécesseur, l'était devenu par son esprit, sa rare éloquence, sa vaste érudition, et sa vie et ses vertus épiscopales. » En 1715, il juge d’ailleurs l’évêque « homme de la condition la plus obscure, et dont le savoir ne consistait qu'en manèges et en intrigues […]. Ce malheureux, abhorré partout et dans son diocèse, y mourut banqueroutier, et en homme sans foi ni loi, quelques années après. »

Son portrait, proche du style de Rigaud mais par Charles Natoire, est passé en vente le 21 juin 2005 à Paris (Hôtel Drouot, Tajan), lot 65 (Huile sur toile. H. 97 ; L. 65 cm) signé en bas à gauche C natoire f.


[1] Pierre Joseph Picot, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, pendant le dix-huitième siècle, Paris, 1816, t. 4, p. 159-160.

Localisation de l´œuvre :

Montpellier, musée Fabre, France

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan