CISTERNAY DU FAY Charles Jérome de

Catégorie: Portraits
Année : 1712

 

*P.1168

Âge du modèle : 50 ans

Huile sur toile
DImensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue. 

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1712 pour 200 livres (ms. 624, f° 33 v° : « M[onsieu]r du Feÿ, [rajout : Fäy] ancien capitaine au régiment des Gardes françaises ») .

Bibliographie :

Hulst/3, p. 190 ; Mariette, 1740-1770, III, f° 47 v°, n° 69 ; ibid. VII, f° 16 ; Lelong, 1775, p. 184 ; Roman, 1919, p. 164 ; Perreau, 2004, p. 207 ; Levallois-Clavel, 2005, I, p. 88, 190, 210 ; ibid. II, p. 317-318, cat. P.-I. Dr. n° 26 ; Marcheteau de Quincay, 2006, p. 2 ; Perreau, 2013, cat. P.1168, p. 233.

Œuvres en rapport :

  • 1. Gravé en buste à gauche par Pierre-Imbert Drevet en 1725 (1728 selon Hulst et Mariette), dans un ovale de pierre, « buste sans mains. H. 15,2 ; L. 9,1. Petite estampe de la forme d’un volume in-8°, gravée pour être placée à la tête du catalogue de la belle et curieuse bibliothèque que laissa M. du Fay ». Dans le socle, la lettre suivante : « CHARLES JEROME / DE CISTERNAY DU FAY / Capitaine aux Gardes Françoises. » Sur le plat du socle, de part et d’autre de la composition aux armes : « H. Rigaud p. / P. Drevet. » Au bas de l’estampe : « Me læsit Mavors, Læsum mulsere Camœnæ. » Trois états connus.

Né à Paris, fils d’un capitaine des gardes du prince de Conti, Charles-Jérôme de Cisternay du Fay (1662-1723), fut lui-même voué à la carrière militaire en devenant lieutenant aux gardes françaises puis capitaine (1705). Décoré de l’ordre militaire de Saint-Louis dès 1695 (D’Hozier, 1817, I, p. 170), il venait de perdre cette même année une jambe dans le bombardement de Bruxelles (1695). Forcé à la retraite après 1705, Du Fay, lettré distingué consacra le reste de sa vie à rassembler les livres et les manuscrits rares. Grâce à ses achats issus de tous les principaux distributeurs en Europe, il forma un superbe cabinet de raretés. Fontenelle disait de notre modèle qu’il était « en commerce avec tous les fameux libraires de l’Europe, ami des plus illustres savants, mieux fourni que la plupart d’entre eux des instruments de leur profession. » Son fils, qu’il eut de son mariage avec Elisabeth Landais, Charles-François de Cisternay du Fay (1698-1739), chimiste français, surveillant des jardins royaux, sera également un grand savant, directeur de l’Académie des Sciences et le découvreur de l’électricité positive et négative.

Le portrait de Du Fay fut adapté du prototype employé pour le portrait du duc d’Antin [*P.1130] ou du duc de Villars mais en buste [P.841].

Hulst et Mariette se sont trompés dans la date de confection de l’estampe qui fut réalisée pour la Bibliotheca Fayana seu catalogus librorum bibliothecæ repr. viri. D. Car. Hieronymi de Cisternay du Fay, gallicanæ cohortis prætorianorum militum centurionis. Digestus & descriptus a gabriele Martin, bibliopola parisiensi. Cum indice auctorum alphabetico. Parisiis : apud Gabrielem Martin de 1725.

Hulst et Mariette décrivent ainsi l’estampe de Drevet comme un « buste sans mains. H. 15,2 ; L. 9,1. Petite estampe de la forme d’un volume in-8°, gravée pour être placée à la tête du catalogue de la belle et curieuse bibliothèque que laissa M. du Fay », la Bibliotheca Fayana seu catalogus librorum bibliothecæ repr. viri. D. Car. Hieronymi de Cisternay du Fay, gallicanæ cohortis prætorianorum militum centurionis. Digestus & descriptus a gabriele Martin, bibliopola parisiensi. Cum indice auctorum alphabetico. Parisiis : apud Gabrielem Martin de 1725. Notons que le comte de Hoym avait vainement tenté de racheter la formidable collection de livres de Cisternay du Fay qui se dispersa à prix d'or.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan