LA TOUR D'AUVERGNE Élisabeth-Éléonore de

Catégorie: Portraits
Année : 1714

*P.1209

Âge du modèle : 49 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1714 pour 200 livres (ms. 624, f° 35 v° : « Made L’abesse d’Espagne de Torigny »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 171 ; Perreau, 2013, cat. *P.1209, p. 242.

Fille de Frédéric-Maurice de la Tour d’Auvergne (1642-1707), comte d’Auvergne et d’Oliergues, marquis de Lanquais, lieutenant-général et de la princesse Henriette-Françoise von Hohenzollern-Hechingen (1642-1698), marquise de Bergen-op-Zoom, Élisabeth-Éléonore de La Tour d’Auvergne (v. 1665-1746) était chanoinesse à Paris lorsqu’elle prit l’habit de novice au monastère des religieuses du Saint Sépulcre de Belle-Chasse le 17 septembre 1681[1] sur les conseils de l’abbé de Rancé : « Madame d’Auvergne fait toujours de mieux en mieux. On ne peut pas avoir plus d’amour pour la régularité et plus d’humilité tout ensemble »[2]. Princesse, religieuse des Clairets (diocèse de Chartres), nièce du cardinal de Bouillon et sœur du cardinal d’Auvergne, elle fut nommée troisième prieure titulaire de l’abbaye cistercienne de Notre-Dame de Thorigny-sur-Vire le 16 août 1702 qu’elle gouverna 20 ans avant de démissionner le 13 mars 1731. Elle mourut en l’abbaye Blanche de Mortain le 2 mai 1746, « dans la 79 année de son âge » [sic][3]. Ses restes sont déposés dans la chapelle de la congrégation du petit séminaire avec une pierre tombale notant : « Cy gist Iltre et verse princese elisabeth / Eleonor de la Tour dauvergne prieure / Titure de thorigny décédée à la / Blanche, le 2 may 1746, agée de 81 ans / priez pour son ame »[4].

 


[1] Théophraste Renaudot, Table de la Gazette de France, II, Paris, 1767, p. 347.

[2] A. J. Krailsheimer, Abbé de Rancé. Correspondance. Tome IV. 1690-1700, éd. Cerf, 1993, p. 258.

[3] Mercure Français, mai 1746, p. 199.

[4] Revue catholique d’histoire, d’archéologie et littérature de Normandie, VI, 1896, p. 318.

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan