DULIVIER Pierre

Catégorie: Portraits
Année : 1711

 

*P.1150

Âge du modèle : 48 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1711 pour 500 livres (« M[onsieu]r Dulivier, de Bayonne, l’ayné. [rajout :] Hab[illement] répété »).

Bibliographie :

Eudel, 1910, p. 87 [« M. d'Olivier »] ; Roman, 1919, p.159, 162, 165, 166 ; Perreau, 2013, cat. *P.1150, p. 231.

Copies et travaux :

  • 1712 : « Une [copie] de M[onsieu]r d’Ulivier » pour 75 livres (ms. 624 f°34). Cette copie a été également rajoutée en 1711 (ms. 624 f°33 : « Une copie de M[onsieu]r d’Ulivier ») mais il s'agit probablement de la même.
  • 1712 : Le Comte reçoit 6 livres pour « une coppie d’habit de M[onsieu]r de Bayonne[1] » (ms. 625, f° 29).
  • 1712 : Bailleul reçoit 24 livres pour avoir « Habillé M[onsieu]r du Livier, toille de 4 l[ivres] t[ournois], hors le fond » et 12 autres pour « Une teste de M[onsieu]r du Livier » (ms. 625, f° 29 v°).

Pierre Dulivier (1663-1722), fils des négociants Benoît Dulivier et Catherine Laborde, fut baptisé le 4 mars 1663 à Bayonne. Élevé en Angleterre pour y apprendre le négoce avec les comptoirs indiens, il fournit James II Stuart avant de devenir directeur du comptoir d'Agly puis du comptoir français de Bengale (1701) et enfin de Pondichéry de 1706 à 1709. Il s'adonna ensuite au commerce en Chine pour le compte de la compagnie anglaise. Veuf en première noces de Françoise Moisy, qu'il avait épousé à Hougla, il est de retour en 1711 à Bayonne avec ses deux enfants, Catherine Thérèse et Jean-Baptiste. Ayant obtenu la croix de l'ordre de Saint-Lazare le 7 février 1713, il s'unit de nouveau à Amboise, par contrat du 21 février 1713 avec Marie Monique de Bruix (Me Bailly et Branchet, notaires royaux en Touraine). Dulivier retourne ensuite aux Indes le 23 mars 1713, en deux ans plus tard puis y retourne définitivement le 21 avril 1721 avant de décéder sur l'île Bourbon, enterré le 3 juillet 1722 (Thierry Claeys, Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle, t. II, p. 190).

Voir en 1720 un second portrait ou celui d'un membre de sa famille.


[1] Roman y voyait la trace d’un portrait d’André Duillet, évêque de Bayonne de 1707 à 1727, date de sa mort ce qui nous semble assez curieux.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan