BELSUNCE Joseph-Hyacinthe Henri Xavier de

Catégorie: Portraits
Année : 1723

 

*PC.1319

Âge du modèle : 52 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1723 pour 500 livres (ms. 624, f° 41 v° : « M[onsieu]r L’Évêque de Marseille [rajout :] habillem[t]. répété »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 196, 197 ; Perreau, 2013, cat. *PC.1219, p. 269.

Œuvres en rapport :

  • 1a. gravé par Dequevauviller en 1835
  • 2b. Lithographié par Langlumé et Despois, 1821. Le prélât porte le pallium obtenu du pape. Sous un ovale tourné à gauche, la lettre suivante : « Henri Xavier de BELZEUNCE de CASTELMORON, / Né en Périgord en 1671 ; Vicaire Général d'Agen ; / Sacré EVÊQUE de MARSEILLES en 1710 ; / Abbé Commendataire de N. D. des Chambons, / et de St Arnould de Metz. / refusa l'Evêché - Pairie de Laon en 1723 et l'Archevêché de Bordeaux en 1729 ; fut / honoré du Pallium par Clément XII en 1731, et mourut en 1755, agé de 84 ans / Pestis valdè gravis ! (Exod ch. 9 v 39). / SE VOVET HISTIA (Saniol). » Sous l'ovale, respectivement à gauche et à droite : « Lith de Langlumé - Despois del 1821 ».
  • 1c. Gravé par Honoré Coussin d'après Rigaud.

Copies et travaux :

  • 1723 : La Penaye reçoit 6 livres poru avoir « esbauchez l’habillement de M[onsieu]r. lEveque de Marseille » (ms. 625, F°34 v°).

Joseph-Hyacinthe Henri Xavier de Belsunce (1671-1755), seigneur de Castelmoron et de Cassis, évêque et duc de Laon (1723), Pair de France, évêque de Marseille de 1709 à 1755, est né au château de la Force (Périgord). Lors de la grande peste de Marseille, en 1720, son courage lui valu l’admiration des fidèles. Compte tenu du prix, il devait s’agir d’un buste comme en témoignent les estampes XIXe siècle qui nous en restent, notamment celle de Despois et d'Honoré Coussin. Dans ces deux dernières, le prélat est représenté dans une attitude extrapolée à mi-corps, en imitant celle utilisée pour Beauvau du Rivau, archevêque de Narbonne. De cette posture, s'inspire également une autre estampe de Duflos d'après Gobert dans un style proche de Rigaud (sans date dans un ovale, avec la lettre suivante « HENRICUS XAVER DE BELSUNCE DE CASTELMORON EPISCOPUS MASSILIENSIS REGIABONNIBUS CONSILIIS »). Cependant, c'est sans nul doute la gravure de Coussin qui reprend avec beaucoup plus d'exactitude les traits du visage de Belsunce peints par Rigaud. Le Pallium, obtenu en 1731 du pape Clément XI après son zèle déployé pendant la peste de Marseille en 1720, à soulager de manière apostolique des pestiférés, fut sans doute rajouté a posteriori par le graveur.

Il existe enfin un portrait de l'évêque, conservé à la cathédrale Notre-Dame, Saint-Léonce, Saint-Etienne de Fréjus, dans lequel on le voit porter son pallium au sein d'une attitude très proche des grands formats peints pour les princes de l'église par Rigaud. Quoique bien abimée dans sa couche picturale, on y reconnait bien dans cette toile le prélat lithographié par Coussin ou Despois.

 

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan