GABRIEL Jacques III

Catégorie: Portraits
Année : 1725

 

*PC.1337

Âge du modèle : 58 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps].
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1725 sans prix (ms. 624, f° 42 v°, rajout de Hulst : :« M[onsieu]r Gabriel des bâtiments jusqu’aux genoux habillement répété »).

Bibliographie :

Guiffrey, 1891, p. 38-48 ; Roman, 1919, p. 200 ; Perreau, 2013, cat. *PC.1337, p. 273.

Copies et travaux :

  • 1725 : La Penaye reçoit 100 livres pour « l’habillement du Portrait de M[onsieur] Gabriel en grand » (ms. 625, f° 35).

Après un voyage initiatique en Italie (1689), l’architecte Jacques III Gabriel (1667-1742), fils de Jacques II Gabriel (v.1637-1686), contrôleur général des bâtiments et de Marie Delisle, cousine de Jules Hardouin-Mansart [P.84], fut nommé premier ingénieur des Ponts-et-Chaussée (1716) et s’installa à Bordeaux dès 1730. Il venait tout juste de terminer, au cours de cette année-là, la mairie de Rennes.

Veuf de Marie-Anne de Lespine (morte vers 1695), Jacques III épousera, le 12 janvier 1698, Élisabeth Besnier, en présence du cardinal de Coislin, de Colbert de Villacerf et de son fils, mais aussi de Jules Hardouin-Mansart. Son fils, Ange-Jacques Gabriel (1698-1782), termina ses travaux et s’acquit une grande renommée par la protection de Madame de Pompadour et par ses travaux à Versailles et à Compiègne.

Pour ce portrait, Joseph Roman orientait son choix vers le père de notre modèle qui était pourtant décédé depuis 1686. Si l'œuvre peinte par Rigaud n'est pas conservée, elle devait néanmoins être assez proche dans son ordonnance d'un portrait de Jacques Gabriel que conserve le musée national du château de Versailles et qui a été donné dans les catalogues comme école française du XVIIIe siècle (MV3781). S'il semble exclu de l'attribuer à Rigaud, il reprend, avec variantes, la posture du portrait de l’architecte Robert de Cotte, peint en 1713 [P.1194)]. La précision du travail de La Penaye plaide cependant pour une effigie jusqu’aux genoux.

 

 

 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan