LA BORDE Jean-François de

Catégorie: Portraits
Année : 1742

 

*P.1434

Âge du modèle : 51 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1742 pour 600 livres (ms. 624, f° 46, rajout de Hulst : « M. de La Borde, fermier général ; buste avec un bout des mains, entièrem[en]t original »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 220 ; Perreau, 2013, cat. *P.1434, p. 302.

Fermier général depuis 1740, Jean-François de la Borde (1691-1769), écuyer, seigneur de Mouillon, baron de la Brosse, souhaita marquer sa condition nouvelle par un portrait semble-t-il original. Selon Voltaire, qui le dit bien originaire du Languedoc, il aurait débuté sa carrière comme député au conseil du commerce de Bordeaux. Malmené par la banqueroute du système Law, il sauva sa fortune en épousant la jeune veuve du financier Laurent-René Ferrand (mort en 1719), et cousin germain de la marquise de Pompadour, Élisabeth Françoise Le Vasseur (1695-1779). Il en eut quinze enfants dont, parmi les survivants, trois filles qui épousèrent ou fréquentèrent des fermiers généraux, ainsi que deux garçons.

Si la biographie du cadet reste obscure, l’aîné connut un destin plus sulfureux. Jean-Benjamin de Laborde (1734-1794), sera en effet premier valet de chambre de Louis XV de 1762 à la mort du souverain, gouverneur du Louvre (1773), secrétaire du roi (1774), Fermier général, auteur-compositeur, seigneur de La Ferté-Vidame (1764), marquis de La Borde (1784), député aux États-Généraux (1789), pour finir guillotiné. Le portrait de son père faisait sans doute parti de ses collections disparues dans les flammes lors de la fameuse journée du 10 août 1792, lorsque, étant en villégiature au château du Marais (Val-Saint-Germain), on détruisit à Paris sa maison à l’angle de la rue d’Artois et de la rue de Provence : « […] J’ai tout perdu : une bibliothèque charmante […], plus de 2000 dessins des grands maîtres, que j’avais rapportés de mes voyages en Italie et en Espagne ; plusieurs excellents tableaux, tous mes meubles, mon linge, mes habits, ma vaisselle d’argent, ma cave […], enfin tout ce que j’avais au monde, excepté ce que j’avais à la campagne, y a passé ; le tout valait plus de 300 000 livres. »1


1Pichard du Page, 1926, p. 107-108.

 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan