PONTE D'ALBARET Étienne de

Catégorie: Portraits
Année : 1698

 

*P.555

Âge du modèle : 56 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Mentionné dans les comptes de l’artiste dès 1697 pour 140 livres (ms. 624, f° 13, rajout de Hulst : « M. le comte d’Albaret, intend[en]t de Perpignan [rajout : gratis] ») ; réinscrit en 1698 contre 140 livres mais la mention fut rayée par Hulst (ms. 624, f° 14 v° : « Mons[ieu]r D’albaret »).

Bibliographie :

Hulst/3, p. 165 ; Roman, 1919, p. 58, 61, 67, 68, 69 ; Colomer, 1973, p. 67 ; Perreau, 2013, cat. *P.555, p. 138.

Copies et travaux :

  • 1697 : Doudenarde reçoit 10 livres « pour une copie de M[onsieu]r [rajout : l’intendant] de perpignan » (ms. 625, f°4 v°).
  • 1698 : « six [copies] de mons[ieu]r Dalbaret » pour 420 livres (ms. 624, f°15 v°).
  • 1698 : Tournières est payé 120 livres pour « six copies de M[onsieu]r l’intendant de Perpignan à 20 lt piè[ce] », probablement celles de l’année (ms. 625, f°4 v°).
  • 1698 : Leprieur reçoit 12 livres « pour une Copie de M[onsieu]r le Comte D’albaret » (ms. 625, f°5 v°).

Tout comme son prédécesseur Ramon [Raymond] de Trobat, Étienne de Ponte, comte d’Albaret (1642-1727), par sa position, devait bien connaître Rigaud. Premier président au conseil souverain de Pignerol jusqu’en 1696, date à laquelle le territoire est rendu à la Savoie par Louis XIV, il obtint ensuite un poste de président à mortier au Parlement de Rouen avant de prendre l’intendance de Perpignan, justement en 1698. Sachant que l’artiste fit un voyage dans sa ville natale à cette époque, il est probable qu’il y fixa les traits de son modèle et qu’il acheva la toile plus tardivement, de retour à Paris. Notons que l’intendant commandera cette même année à Rigaud une copie du portrait de Louis XIV pour son officine de province (Roman, p. 67).

Hulst, troublé par les travaux de copie réalisés dès 1697 avait pris l’initiative de décaler à cette date la confection de l’original, pourtant noté en 1698. Cependant, on peut remettre en doute ce procédé, attendu que l’atelier produisait souvent des copies avant même que l’original ne soit complètement payé et, de ce fait, porté aux comptes du maître. 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan