BARTHÉLÉMY DE GRAMONT DE LANTA François de

Catégorie: Portraits
Année : 1695

 

P.427

Âge du modèle : 70 ans

Huile sur toile
H. 143 ; L. 111 cm
États-Unis, collection particulière

Sign. : « fait par hyacinthe Rigaud. 1692 [sic] ».

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1695 pour 400 livres [à mi-corps] (ms. 624, f° 11 v° : « Mons[sieu]r. Levesque de S[ain]t papoul ») ; passé à la mort de l’évêque à Jacques-Charles de Barthélémy de Gramont, baron de Lanta ; par héritage à sa fille Marie-Victoire-Mathiasse Barthélémy de Gramont de Lanta, épouse, en 1746, de Mathieu Ignace de Bessuéjouls, comte de Roquelaure ; par héritage à Antoine Étienne Joseph de Bessuéjouls (1755-1828), comte de Rauquelaure, chevalier de Malte ; toujours conservé dans la famille ; Roman, 1919, p. 46 ; Aillaud, 1986, p. 75 ; Perreau, 2004, p. 214-215 ; Baillio, 2005-2006, n° 37, p. 140-142 ; Perreau, 2013, cat. P.427, p. 116.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile marouflée sur panneau, H. 48 ; L. 37 cm. Anciennement au château d’Haroué ; coll. Beauveau du Riveau puis Beauvau-Craon par descendance ; vente Paris, hôtel Drouot, 15 juin 2015, lot 27.

Issu d’une vieille famille de magistrats toulousains, François de Barthélémy de Gramont de Lanta (1625-1716), abbé de Grammont, agent du clergé et docteur en Sorbonne, fut nommé à l’évêché de Saint-Papoul, en remplacement de Joseph de Montpezat, le 14 septembre 1675. Cependant, il dut attendre près de deux ans ses bulles avant d’être sacré à Pézenas, le 5 décembre 1677. Le modèle est présenté assis dans un large fauteuil tenant une lettre où il est inscrit : « à Monseigneur / Monseigneur de St / Papoul / à St Papoul ».

Le riccordo de l’ancienne collection Beauvau-Craon au château d’Haroué présente de menues variantes par rapport à l’original : l’anneau sur la main n’est pas au même doigt, le visage est un peu changé, la lettre tenue est vierge et le détail des dentelles n’est pas repris. Ceci plaide en faveur d’un travail de l’atelier, reflet d’une commande peut-être faite, selon la tradition, par René-François de Beauvau du Rivau, autre client de Rigaud en 1715. Il est probable qu’au cours d’une séance dans l’atelier, l’archevêque de Narbonne ait demandé d’avoir cette petite réplique d’un collègue qui était devenu un ami et qui venait de disparaître.

Localisation de l´œuvre :

New York, United States

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan