RILLART Agnès

Catégorie: Portraits
Année : 1693

 

*P.317

Âge du modèle : 39 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1693 pour 122 livres et 10 sols (ms. 624, f° 8 v° : « Mad[am]e Sandrier »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 33 ; Perreau, 2013, cat. *P.317, p. 102.

Selon l’hypothèse de Roman, il s’agirait d'Agnès Rillart (1654 - ?) [Roman dit Billard comme le Mercure de France de 1734, p. 1035], fille de Jacques Rillart (1625-1696), écuyer, conseiller secrétaire du roi et de Louise Lallemant1. Elle avait épousé en 1676 Jacques Sandrier (m. 1717-1718), conseiller du roi, trésorier général à Limoges de 1681 à 1698-1700, charge achetée 160 000 livres2.

Fils d'un lieutenant particulier de l'élection de Blois, Sandrier avait suivi les pas de son père au service de la famille Phélypeaux de La Vrillière comme commis. Receveur payeur des rentes de l'hôtel de ville, il prendra part à plusieurs traités durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1690-1699)3. Le couple aura quatre enfants : Jacques-Louis, receveur des finances à Tours, Louis-René, colonel de cavalerie et deux filles dont Louise Sandrier, épouse dès 1701 de Philippe Langlois, receveur général des finances et grand audiencier de France. Notons que par sa soeur, Jacques Sandrier devint le beau-frère d'Oudart Thomas de Lisle, ce dernier peint par Rigaud dès 1692.

Comme nous l'a aimablement indiqué Neil Jeffares, que nous remercions, il ne peut s'agir en tout cas ici d'Anne Claude Mensirier (1699-1771), seconde épouse de Gilles-Jérôme Sandrier (1693-1767), maître charpentier, entrepreneur des bâtiments du roi et qui se firent peindre de concert par Joseph Vivien.


1. Elle avait également un frère dans la finance en la personne de Jean Rillart, conseiller du roi, receveur et payeur des rentes assignées sur le clergé, époux en 1665 de Marie-Denise Gabriel, soeur de l'architecte Jacques II Gabriel (1637-1697). Voir Nouvelles archives de l'art français, Paris, 1876, p. 346.

2. Michel Boiron, L'action des intendants de la généralité de Limoges de 1683 à 1715, 2008, p. 27.

3. Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Fayard, 1984, n°493.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan