MAC CARTHY OF MOUT-CASHEL Justin Charles

Catégorie: Portraits
Année : 1693

 

*P.316

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1693 pour 122 livres et 10 sols (ms. 624, f° 8 v° : « Milord moncassel »).

Bibliographie :

Dussieux, 1856, p. 129 (?) ; Roman, 1919, p. 33 (?), 36 ; Perreau, 2013, cat. *P.316, p. 102.

Copies et travaux :

  • 1693 : « Deux [copies] de milord de Moncassel » pour 90 livres (ms. 624, f°9).

Alors que Roman restait interrogatif sur l’identité du présent modèle, on peut aujourd’hui voir la trace du portrait en buste de Justin Charles Mac Carthy, comte de Mount-Cashel (m. 1694), officier irlandais au service de la France dans les années 1680 sour le pseudonyme de « Mouskry », il servit sous Jacques II en 1689. C’est à cette époque qu’il reçu le titre de vicomte de Mountcassel en récompense de ses services. Blessé et fait prisonnier à la bataille de Newton-Butler (août 1689), il dut sa liberté non pas à un échange comme le laisse supposer Dangeau mais à un oubli. À son arrivée en France, Louis XIV le nomma lieutenant général et le mit à la tête des quatre régiments irlandais de son armée et lui donne 4000 écus de pension (Feuillet de Conches, Journal du marquis de Dangeau, tome 3 (1689-1690-1691), Paris, 1854, p. 144). Servant en Savoie en 1690 il y est blessé avant d’aller se battre en Catalogne l’année suivante et en Roussillon en 1692. Il mourut à Barèges en 1694 (M. G. Servois, Œuvres de La Bruyère, nouvelle édition, t. II, 1865, p. 300).

Dans une lettre écrite par le service du roi à Mr Defita, lieutenant criminel du Châtelet de Paris, magistrat chargé de l’instruction des affaires criminelles et datée du 28 avril 1693 : « Le Roi m’ordonne de vous écrire que son intention est que vous me mandiez l’état auquel est l’affaire du nommé Pierre Jacques de Bonnefont, hautbois du régiment de Milord Montcassel, qui tua un homme au Faubourg Saint Antoine au mois de mars dernier, et en cas qu’il ait été ou qu’il soit ci-après rendu un jugement contre lui, l’intention de sa Majesté est que vous en différiez l’exécution jusque à ce que je vous aie fait savoir sa volonté à cet égard. »

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan