DESJARDINS Martin van den Bogaert dit

Catégorie: Portraits
Année : 1692

 

P.306

Âge du modèle : 55 ans

Huile sur toile
H. 136 ; L. 106
Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie. Inv. N° 460.

Historique :

Mentionné en 1692 sans prix (ms. 624, f° 8, rajout de Hulst : « M. Desjardins ») ; mentionné dans le contrat de mariage du peintre-marchand Pierre Villebois (État des meubles vendus aux futurs époux par la veuve de Pierre Neuve : « Portrait de M. Desjardins, par M. Rigaud », Paris, archives nationales, Minutier Central, IV, 565, 3 février 1750) ; cité dans l’inventaire de la boutique du même, le 14 mai 1763 (Paris, archives nationales, Minutier Central, XLIV, 450 ; Voir Rambaud, II, 1971, p. 945) ; mentionné en 1783 au château de Charlottenburg à Berlin ; transféré à la Gemäldegalerie en 1829.

Bibliographie :

Hulst/2, p. 155 ; Hulst/3, p. 174 ; Berlin, château de Charlottenburg, 1783 ; cat. Berlin, 1879, p. 57, n° 460 ; Roman, 1919, p. 32 [f] ; cat. exp., 1949, n° 48 ; Cent portraits d’hommes, gal. Charpentier, 1952, n° 80a ; Gallenkamp, 1956, p. 211-212 ; Le Cabinet d’amour, musée de l’Orangerie, 1956, n° 89, pl. 20 ; Weigert, IV, 1961, n° 178, p. 45 ; cat. Berlin, 1996, p. 103 et 568, n° 2852 ; Perreau, 2004, p. 35 ; Rosenberg et Mandrella, 2005, n° 951, p. 164, n° 992, p. 171 ; James-Sarazin, 2009/2, p. 152 ; Hilaire, 2011, n° 139, p. 219 ; Perreau, 2013, cat. P.306, p. 100 ; James-Sarazin, II, 2016, cat. P.339, p. 116.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 43 ; L. 32,5. Zwickau, Kunstsammlungen und Städtische Musseen Zwickau. Inv. N° V/71/46/K1. Copie d’assez mauvaise qualité. Voir Rosenberg & Mandrella, 2005, n°992, repr. p. 171.
  • 2. Étude pour le masque de Desjardins (tête et épaule gauche). Gouache sur toile ocre, suiveur de Rigaud. Berlin, KupferstichKabinett. Inv. N°  KdZ 1730.
  • 3. Étude pour le masque de Desjardins. Huile sur toile d’après Rigaud. H. 25 ; L. 20. Vente Paris, Palais Galleria, 23 mars 1968 (coll. H. Leroux), exposée dans Cent portraits d’hommes, Galerie Charpentier, 1952, n°80a et Le Cabinet d’amour, musée de l’Orangerie, 1956, n°89, pl. 20.
  • 4. Étude pour le masque de Desjardins (tête et épaule gauche). Sanguine rehaussée de blanc, H. 33 ; L. 25. Inscr. Portrait du sculpteur Desjardins, par Lebrun, gravé par Édelinck. Montpellier, musée Fabre, inv. 878-6.
  • 5a. Gravé en contrepartie par Gérard Édelinck en 1698 selon Hulst. « Martinus Van den Baugart (gallis Des Jardins) Bredanus, sculptor Regius Regiaeq. / Academiae pictur. Et Sculpt. Rector pluribus ad Ludovici Magni gloriam Munumentis clarus. / Hiacinthus Rigaud pinxit sculpendum curavit Vivo rarissimo obtulit ». Sous le trait carré : « G. Édelinck ». En bas : « Se vend à Paris chez Drevet / cum Privil. Regis ». Voir cat. Exp. Rigaud intime, ed. La Célestina, 2009, n°86, p. 152, ill. p. 155.
  • 5b. Gravé par Pierre Dupin vers 1751. Buste dans un ovale de pierre. Sur le plat du socle, de part et d’autre de l’ovale : « Hiacinte Rigaud pinxit. – P. Dupin Sculp ». Dans le socle, au-dessous : « MARTIN DESJARDINS / Sculpteur du Roy / Né à Bréda, Mort à Paris le 2 May 1694 àgé de 54 ans / Auteur de la P.ce des Victoires et Fig. Equestre de Lion ». H. 8,1 ; L. 6,3.
  • 5c. École française du XVIIIe s (?) d'après Hyacinthe Rigaud et Gérard Édelinck. Mine plomb sur papier bistre. H. 42 ; L. 32,5 cm (à vue). Vente Carjaval svv, Antibes, 8 juillet 2017, lot. 134 (« Ecole du XVIIIe siècle Portrait d’un sculpteur »). Ce dessin reprend l'exacte posture de l'estampe d'Édelinck dont il s'inspira probablement. On notera l'absence du fond d'origine de la composition (colonne, rideau...) au profit de la reproduction du personnage et des drapés. Plus qu'une feuille préparatoire, il pourrait s'agir d'un exercice de dessinateur d'après la gravure (mise à jour du 1er juillet 2017).

Roman interprétait ce rajout comme la trace d’un portrait de Jacques Desjardins (mort en avril 1716), contrôleur des bâtiments du Roy à Marly, fils du sculpteur et ami de Rigaud Martin van den Bogaert, dit Desjardins (1637-1694) que Rigaud peignit dès 1683 [P.47] puis en 1700. Cette hypothèse semblait confirmer (ou fut à l’origine) d’une tradition proposant les trait de Jacques dans ceux d’un portrait d'homme conservé au musée de Versailles (huile sur toile, H. 81 ; L. 67,5. MV3684). Nous pensons qu’il faut signaler ici l’un des autres grands portraits de Martin Desjardins, notamment celui de Berlin. Desjardins est représenté à mi-corps, dans un environnement palatial orné d’une colonne autour de laquelle se love un rideau. Il pose la main gauche sur la tête d’un des captifs de bronze (Paris, musée du Louvre) qu’il sculpta pour la place des Victoires. Selon Seelig, le tableau de Berlin serait une copie commandée par le fils de Desjardins. 

Localisation de l´œuvre :

Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie, Germany

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan