AKAKIA Joseph Mirza

Catégorie: Portraits
Année : 1689

 

*P.171

Âge du modèle : 21 ans (?)

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1689 pour 90 livres (ms. 624, f° 5 : « Mons[ieu]r. Acatias [rajout : Akakia] »).

Bibliographie :

Bayle, 1740, I, p. 121-122 ; Roman, 1919, p. 19 ; Perreau, 2013, cat. *P.171, p. 82.

Joseph-Mirza Akakia, seigneur d’Armincourt, comte de Juvigny, marquis de Saint-Ouen, était issu d’une dynastie de médecins originaire de Châlons-sur-Marne ayant servi les rois de France. Le premier, Martin Akakia (1497-1551), docteur de la faculté de médecine de Paris (1526), lecteur au collège de France (1530), devint médecin officiel de François 1er dès 1545 et soigna les plus grands, dont Clément Marot. Après lui ses fils et petit-fils reprendront sa charge à l’intar de Martin II Akakia (1539-1588), second médecin d’Henri III ou Jean Akakia (mort en 1635), chargé de soigner Louis XIII. Bayle, dans son dictionnaire, explique ainsi l’origine de ce curieux nom :

« Il s’apeloit Sans-malice ; mais, selon la coutume d’alors, il changea son nom en celui d’Akakia qui signifie en grec la même chose que Sans-malice en François. Il le transmit à ses descendans, qui l’on toujours porté jusqu’à cette heure. »

Notre modèle, commis du contrôle général des finances, était le petit-fils de Jean Akakia. Son père, Martin III, professeur royal en chirurgie, mourut en 1677. Joseph Mirza s'était marié à Marie-Anne Catherine Bodet et tint sur les fonds baptismaux de l'église Saint Etienne du Mont, sa première fille Marie, le 2 mai 1696 (Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, 1867, p. 20).

Akakia épousa Marie-Anne Catherine Bodet de l'Isle dont il fut séparé de biens.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan