COURTENAY Louis Charles de

Catégorie: Portraits
Année : 1689

 

P.167

Huile sur toile
H. 80 ; L. 62 cm
France, collection particulière

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1689 pour 225 livres [prix pour deux portraits en buste] (ms. 624, f° 5 : « Mons[ieu]r et mad[adam]e la princesse de Courtenay »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 19 [loc. inc.] ; Perreau, 2013, cat. P.167, p. 81 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. P.172, p. 63 [reprise de l'illustration de Perreau, 2013 et assimilé à la copie de Desvarreux].

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud par Raymond Desvarieux en 1909, H. 80 ; L. 62. Oise, château de Beaurepaire. Inscription au dos : « Le Prince de Curtenay / copié par R. Desvarreux – 1919 / 1671-1730 / Charles Roger de Courtenay, / Comte de Césy, seigneur de Beaurepaire sur Oise / Il se suicida le 7 mai 1730 ».

Malgré une idenditication erronée au dos du tableau dans sa version copiée de 1909, le portrait conservé au château de Beaurepaire que nous avons pu examiner, représente bien les traits de Louis-Charles de Courtenay (1640-1723), prince de Courtenay, comte de Césy et non de son fils. Le style de la perruque plaide en effet pour cette datation, de même que la torsion du buste et le positionnement des épaules que l’on retrouve dans un certain nombre de portrait contemporains et, notamment dans l’estampe de Vermeulen d’après la vaste effigie du maréchal de Luxembourg peinte en 1693.

Le prix global de 255 livres pour la commande, donné par les livres de comptes de Rigaud, devait s’entendre pour deux portraits en bustes mais l’effigie féminine ne se trouve pas au château de Beaurepaire. James-Sarazin assimile fautivement l'original à la copie de Desvarreux dont elle le visuel à notre catalogue en tête de sa notice. L'auteur fait également référence pour l'historique du tableau à la documentation de Pierre Rosenberg, mais nous n'y avons trouvé aucune allusion au portrait du prince de Courtenay.

« Homme dont la figure corporelle marquait bien ce qu’il était » selon Saint-Simon, le modèle était le fils de Louis 1er de Courtenay (1610-1672), prince de Courtenay (1638), comte de Césy, seigneur de Chevillon et de Bléneau et de Lucienne-Chestienne [dite Lucrèce] de Harlay (morte en 1675), elle-même fille de Philippe, chevalier de Césy, ambassadeur de France à Constantinople (1620) et de Marie de Béthune-Congy. La maison de Courtenay constituait une branche de la dynastie Capétienne issue de Pierre de France (v.1126-1180), seigneur de Courtenay et sixième fils du roi Louis VI (1081-1137). Saint-Simon anticipa les multiples échecs des membres de la famille à faire valoir leur titre de prince du sang : « Cette Maison de Courtenay s’est éteinte, vraiment et légitimement de la Maison royale, sans avoir pu jamais être reconnue quoiqu’elle n’en doutât pas, ni le feu Roi non plus »[1].

Le prince de Courtenay fut, à partir de 1655, seul représentant de la postérité de Pierre de France, septième fils de Louis le Gros. Son fils aîné, mousquetaire, fut tué au siège de Mons. Quant à son cadet, Charles Roger de Courtenay, on le verra peint par Rigaud en 1704 [*P.855].


[1] Mémoires, XIII, 9.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan