PIRAUBE Bertrand

Catégorie: Portraits
Année : 1689

 

*P.155

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1689 pour 180 livres [prix pour deux portraits en buste distincts l'un de l'autre] (ms. 624, f° 4 v° : « Mons[ieu]r et mad[adam]e piraube »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 18 ; Perreau, 2013, cat. *P.155, p. 81 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.160, p. 61 (2003/2, cat. I, n°135).

Descriptif :

Bertrand Piraube (mort en 1716 [1]), fut arquebusier officiel de Louis XIV. Il obtint son brevet le 25 janvier 1670 et logea dans les Galeries du Louvre, au 8e logement. Compte tenu du prix, le portrait devait être un buste légèrement élargi pensé en pendant de celui de son épouse

Le couple rédigea un testament mutuel qui fut reçu par Louis Brouard, notaire au Châtelet et greffier et tabellion de Passy-les-Paris le 4 octobre 1705 [2]. Piraube y spécifiait donner à sa soeur Catherine, épouse du sieur Baron, 200 livres de rente viagère et 4000 livres aux enfants de leur fils. Différentes sommes étaient également prévues à destination des neveux de Piraube, Nicolas et Jean L'Article.

Le 17 juin 1718, désormais veuve, Madame Piraube, Catherine Le Bée, rédigea un testament devant Le Maignen et qui prévoyait un legs particulier à nièce, Marie Jeanne, fille de Jean-Baptiste Piraube, également arquebusier du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye et de Louise felix Boissaye. Elle lui allouait une somme de 1000 livres ainsi que « le portrait de ladite testarice et celui dudit testateur (sans doute ceux peints par Rigaud) et un grand crucifix bronzé ». Si diverses autres personnes reçurent également de petits legs, le surplus de tous les biens du couple fut destiné à Louis Paul Aubert, chanoine de Saint Thomas du Louvre.

Madame Piraube mourut à la fin de l'année 1720 (son testament fut insinué le 18 juillet 1721), et sa nièce peu de temps après elle. La succession fut par conséquent vacante ce qui obligea les officiers de justice à nommer par sentence contradictoire au Châtelet le 12 septembre 1722, un curateur à la succession en la personne de Guillaume Boulfard, bourgeois de Paris. Quelques difficultés apparurent sans doute au cours de l'instruction car, le 22 octobre suivant, le chanoine Aubert obtenait finalement contre l'avis de Boulfard, la délivrance du legs qui lui était destiné par le testament de Madame Piraube mère. Enfin, un partage fut réalisé le 13 septembre 1728 devant Charles Damien Foucault, notaire sur la paroisse Saint-Nicolas-des-Champs [3].

mise à jour : 23 novembre 2016


1. Son inventaire après décès fut réalisé le 18 mai 1716 (AN, MC, ét. CXVIII, 303) bien que l'on conserve des scellés aposés le 8 novembre 1720 après sa mort que l'on dit survenue au cloître Saint Nicolas du Louvre (Y14056).

2. AD75, DC6-215, f°253-255 et AN, MC, ét. XL, 44.

3. AN, MC, ét. XCIX, 435.

 

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan