MONTGINOT Jean-Baptiste de

Catégorie: Portraits
Année : 1688

 

P.129

Âge du modèle : 21 ans

Huile sur toile
H. 135 ; L. 101.
France, collection particulière

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1688 pour 202 livres et 10 sols [à mi-coprs] (ms. 624, f° 4 : « Mons[ieu]r de monginot ») ; famille Monginot ; desc. famille Laugier de Beaurecueil ; vente Paris, hôtel Drouot, 3 juin 1988 (en pendant d’un portrait de Madame de Monginot par De Troy) ; Paris, gal. Aaron en 1994, n° 3 du cat. ; acq. Collection particulière).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 15 ; Coquery, 1997, n° 106. p. 131 (pour De Troy) et p. 252-253 ; Perreau, 2004, p. 30 ; Perreau, 2013, cat. P.129, p. 78.

L’identification du présent modèle comme Jean-Baptiste de Monginot (1667-1744), repose autant sur l’ancienne provenance du tableau que sur la vraisemblance d'une correspondance avec la mention des livres de comptes. Très tôt Roman avait interprété cette occurence comme un possible portrait de Jean-Baptiste de Monginot, gentilhomme provençal, qui officia comme maître chirurgien. Le prix plutôt élevé correspond effectivement à une attitude originale et au fait que deux personnages pouvaient être représentés.

Originaires de Langres, les Monginot ne nous ont laissé que peu d’indices biographiques (La Chenaye-Desbois & Badier, 1863-1876, p. 964-966). La famille se serait établie en Provence dès la fin du XVIe siècle ou au tout début du siècle suivant. Mathieu Monginot (av. 1625 – v. 1696), le père, se maria à Lambesc, le 2 février 1643, avec Isabeau Varette. Jean-Baptiste quant à lui, s’unit à Jeanne Viton le 17 septembre 1696. En examinant de près les drapés encore un peu jeunes ainsi que le style tout à fait typique de ces années 1680-1690 du vêtement de Monginot (avec cette boutonnière très ornée), l’attribution à Rigaud ne fait aucun doute. Le traitement déjà très subtil des expressions du visage, les mains fines et expressives, la couleur rouge du manteau bien caractéristique du style Rigaud, corroborent cette paternité. Il restera sans doute à éclaircir la question de la date à laquelle Rigaud peignit le portrait âgé de Monsieur de Monginot [P.690], intégré par François de Troy (1645-1730) dans son propre portrait de Madame de Monginot (Nantes, musée des beaux-arts).

 

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan