QUINAULT Philippe

Catégorie: Portraits
Année : 1687

 

*P.127

Âge du modèle : 52 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Absent des livres de comptes ; peint dans les années 1685-1688.

Bibliographie :

Dezallier d’Argenville, 1745, p. 310 ; Weigert, 1961, IV, p. 43 ; Constans, 1995, II, p. 1011, n° 5658 ; Perreau, 2013, cat. *P.127, p. 76.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 63 ; L. 52. Versailles, musée national du château. MV2922 ; inv. 9527 ; LP 4002. En dépôt à Paris, Institut de France. Inscription au bas : « Ph. Quinault 1670 ». Voir Constans, 1995, II, p. 1011, n°5658 (école française du XVIIe siècle).
  • 2a. Gravé par Gérard Édelinck, en contrepartie de la toile originale, H. 25,3 ; L. 19,5. Sous l’ovale, la lettre suivante : « Philippe Quinault / Auditeur des Comptes de l’Académie Françoise / H. Rigaud pinxit – Édelinck sculp ». Autre état sans le nom de Rigaud et avec la mention : « Édelinck sculpsit C. P. R. » ;
  • 2b. Gravé par Dominique Sornique d’après Édelinck. Sous l’ovale, sur la tablette, de part et d’autre : « D. Sornique sculpsit ». Dans le socle au dessous : « Philippe Quinault / de l’Acad. Françoise / Mort à Paris le 26 Novembre 1688, âgé de 53 ans ».
  • 2c. Gravé par Dubasty, en buste à gauche : « Dubasty del. – Couché fils dir. – Bertonnier sculp. » ;
  • 2d. Gravé par Étienne Jehandiers Desrochers d’après Édelinck. Sous l’ovale dans le cartouche : « Philippe Quinault / Auditeur des comptes l’un des 40 de l’Académie / françoise né à Paris et y est mort le 26 novemb. / 1688 agé de 53 ans ». Au dessous, dans la corniche : « Gravé par E. Desrochers et se vend chez luy rue St Jacques au Mecenas ». Au bas, dans le socle : « Si par Ses agréables tons / Lully fait plaisir à l’Oreille ; / Quinault de l’Opéra la seconde merveille / Nous charme comme luy par ses douces chansons ».

Philippe Quinault (1635-1688), avant de devenir le librettiste attitré de Lully, fit une carrière de juriste et devint valet de chambre du roi (1660). Entré à l’Académie Française (1670), il fut également auditeur à la chambre des comptes l’année suivante. On connaît la production de son portrait par le récit de Dezallier d’Argenville : « Ce qui arriva au sujet du portrait du fameux Quinault ne doit pas être oublié. Après avoir employé tout ce que son art put lui fournir pour représenter ce grand poète, il lui envoya son portrait par un de ses élèves. Malheureusement, le maître qui étoit homme de robbe, étoit au palais dans ce moment-là, et l’élève ne trouva que sa femme qui, au lieu d’examiner si le portrait étoit bien ressemblant, s’avisa de regarder la toile sur laquelle il étoit peint ; et la trouvant trop grosse, elle renvoya le portrait à Rigaud, en lui faisant dire qu’il se mocquoit de son mari, de l’avoir peint sur pareille toile, et qu’il méritoit bien qu’il en eût employé une plus fine. Cette réponse fit autant rire le peintre, qu’elle fâcha le mari, qui courut à son retour du Palais chez Rigaud lui faire ses excuses et reprendre son portrait ».

Rigaud possédait la plupart des opéras de Lully qui mettaient en musique des livrets de Quinault. Il apposa d’ailleurs sa signature sur la page de garde d’un exemplaire d’Isis, dans son édition de 1687 (petit in-12 de 69 pages ; Description Bibliographique des livres choisis en tous genres composant la librairie J. Techener, II, Paris, 1858, N° 11231, p. 403).

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan