COMBABESSOUZE Nicolas de

Catégorie: Portraits
Année : 1700

 

*P.673

Âge du modèle : 41 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1700 pour 150 livres (ms. 624, f° 17 v° : « M[onsieu]r de Cambabesuze »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 79 [« combebesuze », sans proposition] ; Perreau, 2013, cat. *P.673, p. 156 [idem à Roman] ; Perreau, 2014, « Le "Paris" de Jean Ranc », [en ligne], 31 octobre 2014, www.hyacinthe-rigaud.over-blog.com.

Fils d'un avocat au parlement de Bordeaux et maître d'hotel ordinaire du roi, Nicolas de Combabessouze (3 novembre 1659 - 13 décembre 1756), seigneur de Saint Quentin, fut conseiller au parlement de Bordeaux depuis le 25 mai 1686 avant d'en devenir doyen en 1747 (Topkassi, Les collections des magistrats du parlement de Bordeaux au XVIIIe siècle, Collections et marché de l'art en France au XVIIIe siècle, actes de la 3e journée d'études d'histoire de l'art moderne et contemporain, Bordeaux, 2002, p. 111-124). Il épousa à Bègles, le 14 février 1708, Thérèse de Gascq (originaire de Bazas) dont il eu un fils (Alexandre) et trois filles (Marguerite, Anne et Marguerite).

Il déposa deux testaments olographes devant Maître Perrens, notaire à Bordeaux,  les 16 juillet 1751 et 21 juillet 1752, dont l'ouverture, le 12 décembre 1756, révéla qu'il léguait à sa fille aînée Marguerite (1710-1798), marquise de La Douze d'Abzac, le « meuble le plus précieux qui est son portrait peint de la main de Rigaud » (A.D.G., 3E 17567 ; voir V. Bourgadieu, « Recherches sur la noblesse dans la juridictionde Monségur au XVIIIe siècle »,  Cahiers du Bazadais, n° 76, 1er trimestre 1987, p. 7).

La relation que notre modèle entretenait avec Montesquieu, est attestée par plusieurs lettres conservées dans la archives du château de La Brède et à la bibliothèque de Bordeaux. Combabessouze est par ailleurs l'auteur de Vers de M. de Combabessouze sur l'exil de l'abbé Pucelle, en 1732 (voir Œuvres complètes de Montesquieu, Correspondance : Avant 1700-mars 1731, lettres 1-364, Fondation Voltaire, 1998, p. 187).

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan