SAINT GABRIEL Jacques de

Catégorie: Portraits
Année : 1705

 

P.883

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Mentionné en 1705 sans prix (ms. 624, f° 23 v° : « [rajout :] Le père Jacques, augustin déchaussé c’étoit le confes[seur] de m[onsieu]r Rigaud. gratis ») ;

Bibliographie :

Dezallier d’Agenville, 1749, p. 105 ; Thiéry, 1784, p. 104 ; Sensier (Vianelli), 1865, p. 142 ; Roman, 1919, p. 115 [f], 125, 127, 128 ; Colomer, 1973, p. 56 [f] ; Perreau, 2004, p. 27, 241 [f] ; James-Sarazin, 2009/1, p. 53 ; Perreau, 2013, cat. P.883, p. 191-192.

Copies et travaux :

  • 1706 : « Deux coppies du pere Jaques » pour 120 livres (ms. 624, f°23 v°).
  • 1706 : Delaunay touche 14 livres pour avoir fait « un buste du P. Jaques » et 14 autres pour « un buste en petit du père J. »(ms. 625, f°19 v°).
  • 1706 : Legros reçoit 16 livres pour « une copie du père Jaques » (ms. 625, f°19 v°).

Le père Jacques de Saint-Gabriel, « architecte du Roi et de l’Académie de peinture », assistant général des Augustins Déchaussés de la Province de France, était l’un des religieux les plus émergeants du couvent de Notre-Dame-des-Victoires (surnommé couvent des Petits-Pères), lieu que Rigaud fréquentait assidûment.

Connu pour sa bibliothèque et son cabinet de curiosité, cet ensemble monastique voyait également certains clients du peintre tels les Phélypeaux ou les Colbert. En témoignage de la fidélité et de son amitié, Rigaud offrit à son confesseur son portrait ; les copies commanditées l’année suivante l'ayant été par des admirateurs du religieux. Quant à Antoine-Nicolas Dezallier d’Agenville, il nous confirme que : « Dans le cabinet des Médailles [des Augustins] se remarquent quelques bons tableaux […] le portrait du P. Jacque de S. Gabriel par Rigaud » ; localisation reprise par Thiéry : « Au-dessus de la porte de la Bibliothèque est le portrait du Père Eustache, peint par Rigaut ». Le personnage était suffisamment connu des artistes du temps pour que Rosalba Carriera, comme l’indique son Journal, ait plusieurs fois rencontré le père ; notamment le 18 août 1720 : « Le père Jacques est venu me voir et j’ai travaillé au portrait de M. Rousseau » (p. 119). 

En comparatif iconographique on reverra au portrait de profil du modèle, fixé en 1760 par Carmontelle (Chantilly, musée Condé. Inv. CAR 364, « Le père Eustache, petit père de la place des victoires […] par Carmontelle 1760 »).

Roman avait mal retranscrit le mot « confes[seur] » qu'il transformait en « cousin ».

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan