GRIVEL D'OUROUER Paul

Catégorie: Portraits
Année : 1709

 

*PC.1038         

Âge du modèle : 39 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1709 pour 150 livres (« M[onsieu]r le comte d’Auroy. H[abillement]. r[épêté]. »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 145, 147, 148 ; James-Sarazin, 20113/4, cat. I, n°891 ; Perreau, 2013, cat. *PC.1038, p. 214 ; James-Sarazin, 2016, II, cat. *P.1090, p. 364.

Copies et travaux :

  • 1709 : « Une [copie] en buste de M[onsieu]r le comte d’Auroy » pour 75 livres (ms. 624, f°30).
  • 1709 : Leprieur reçoit 12 livres pour avoir « habillé l’original du comte d’Auroy » (ms. 625, f° 25 v°).

L’orthographe du « comte d’Auroy » renvoie à une ancienne famille du Nivernais, les Grivel de Grossoves (ou Grossouvre), comtes d’Ourouer en Berry[1]. Notre modèle présumé, peint ici en buste d’après une attitude déjà éprouvée, peut être identifié dans Paul de Grivel (v.1670 - 2 novembre 1752[2]), comte d’Ourouer (Auroy)[3], seigneur de Grossouvre, Vraux, Auroy, La Fougerolle, Vauvrille et La Grange [Segault], Trucy et Paroy (Clamecy). Il fut maître de camp du Régiment d’Anjou Cavalerie. Fils de Claude de Grivel, marquis de Pesselières et comte d’Ourouer et d’Anne-Marguerite de Bussevant, le comte d’Auroy possédait un hôtel à Paris, rue de Grenelle, qu’occupait M. le prince de Grimberg.

Le Comte contracta un premier mariage avec Margueritte Françoise Le Bourgoing de Faulain (morte en avril 1736[4]) puis un second, en octobre 1747 (contrat du 22 août), avec Henriette-Antoinette de Bourbon-Buffet (née le 1er janvier 1724). Il laissa un fils de son premier mariage, Alexandre Auguste de Grivel, chevalier, marquis d’Auroy, seigneur des Faulin, Coulanges sur Yonne [Yonne], Trucy l’Orgueilleux [Nièvre] et Paroy [Nièvre], Chevalier, dit le Marquis d’Ouróuer, « ci-devant Colonel d’un Régiment d’Infanterie de son nom, & Brigadier des Armées du Roi, en Février 1743, qui s’est démis de son Régiment, & a quitté le service au mois de Juin suivant. Il a épousé, le 9 Juin 1739, Anne-Françoise Foucault de Saint-Germain-Beaupré[5]. » Le « comte d’Auroy » fut l’un des propriétaires du Château de Montalivet-Lagrange dans le Cher, où il reçu la princesse de Conti (1713-1727) avec ostentation.

 


[1] Ourouër-le-Chambrier, aujourd’hui Ourouër-les-Bourdelins, canton de Nôrondes, arrondissement de Saint-Amand, département du Cher. Voir Mémoires de la société académique du Nivernais, tome IX, Nevers, Victor Gueneau, « Les Grivel et la seigneurie d’Ourouër », p. 3-7.

[2] Il fut inhumé le 3 en l’église Sulpice de Paris comme le rapporte le Mercure de France de mars 1753 (p. 210), « décédé la veille, rue des SS. Pères ».

[3] Il est qualifié de comte d’Ouroys, dans les registres de l’Etat civil de Lucy-sur-Yonne, le 9 septembre 1721.

[4] « Le 22 [décès] De Marguerite-Françoise le Bourgoing de Paulin, fille aînée de feu Charles le Bourgoing, Marquis de Faulin, Chatantonet, Champlevrier, et de Dame Marguerite-Françoise Amteot, et Epouse de Paul de Grivel, Comte d’Ouroy, Grossauve, Seigneur de Pesselieres, ci-devant Mestre de Camp Lieutenant du Régiment d’Anjou, Cavalerie, avec lequel elle avoit été mariée le 14 Juillet 1699, mourut d’une hydropisie de poitrine, âgée de 54 ans. Elle laisse trois enfans, qui sont, Marguerite-Paule de Grivel d’Ouroy, Veuve d’Antoine-Charles de Pas, Marquis de Feuquieres, Colonel du Régiment de Bourgogne Infanterie, mort le 9 Septembre 1728. Hubert de Grivel, Marquis d’Ouroy, Colonel d’un Régiment d’Infanterie de son nom, et Alexandre de Grivel, Chevalier d’Ouroy  Capitaine dans le Régiment de son Frère ». Mercure de France, mai 1736, p. 1032.

[5] Dictionnaire de la Noblesse, Paris, 1776, t. VII, p. 474.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan