LA CROIX Étienne de

Catégorie: Portraits
Année : 1710

 

*P.1097

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1710 pour 400 livres (ms. 624, f° 31 : « M[onsieu]r de la Croix [rajout :] marchand Vendeur de marée demi figure avec deux mains, prenant du tabac composition originale »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 152 ;  Perreau, 2°13, cat. *P.1097, p. 222.

Œuvres en rapport : 

  • 1. Pierre noire et rehauts de blanc sur papier bleu (Rigaud et atelier). H. 31 ; L. 25,1. Turin, Biblioteca Reale. Inv. 16332.

Étienne de La Croix fut juré et employé au bureau de la marée. Il demeurait rue de la Truanderie, paroisse Saint Eustache au décès de son épouse, Marie-Louise Michault (clôture de l'inventaire après décès commencé le 10 juillet par Girault et Fourtier, le 14 juillet 1749, arch. nat. Y4316).

Jusqu'en 2014 nous ne savions pas à quoi ressemblait ce portrait, mais nous pensions que le prix assez élevé qui avait été exigé, avait pu avoir été justifié par l'originalité de la composition. Suivant la description de Hulst, nous imaginions le modèle avec deux mains, prisant du tabac. Sans doute l'artiste avait mis un soin tout particulier dans les drapés d'un manteau, coiffant peut-être son modèle d'un bonnet d'intérieur comme il aimait à le faire pour ses « figures reposées », en marge d'une iconographie officielle et de représentation.

Le dessin de Turin, qui nous a été signalé à l'automne 2014 par nos contacts italiens, est venu confirmer cette description en précisant la présence d'un muret au premier plan. La feuille, qui n'est pas listée dans les livres de comptes fut sans doute réalisée par l'atelier et retouchée par Rigaud tant la matière est suave. De délicat rehauts de gouache blanche viennent faire vibrer le crayon.

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan